‹ Le Mirliton (volume 2)Chapitre 28 sur 69 · E M.MTRE d'hotei.. — Monsieur dcsirc · texte numérisé non relu

E M.MTRE d'hotei.. — Monsieur dcsirc

Roger. — Café... Chartreuse verte... Trois... Et cig.re^. (.4 Kjvmonde, qui semble très absorbée. Pourquoi' cte tète r Tu penses à une exploration en Afrique?

R.wMONnE. — Je n'en reviens pas, de ce que Georg na vient de me dire. Je n'iiurais pas cru Lilette capnblc de ça.

GtoK(;iN.\. — C'est aussi vrai que je suis là.

Rc.rR, jlliimant un cithare.

— Vous vscpalezr Naturel que les femmes se débinent entre elles. Nficheraient rien snns ijaentreleursrepa».

Rav.monoe. — .Mais qu'est-ce que je lut ai fait, à Lilette, pour Qu'elle vienne dire quejechanle comtne une iourte et que l'aurai un four?

RociER. — Jalousie! Othello qui change lie sexe. /

Gkor';in.\. — y^

Ma chère, elle nous déteste

toutes. ' Dcsii,nijnt Mireille Je Bf.iiivjis, qui dîne, quelques t.ibles p'.us loin, ei: comp.ignie d'un jin.incifr célèbre. Il n'v a qu'avec Mireille qu'elle peut s'entendre, parce que Mir> i'ie dit toujours oui... i.S'.'/r.ippjnl l.i pjitrinj.) .Mais mo:. moi ..

Raymonije. — Oui .-...

GKORGi>f.*. — Je ne suis p.is mécliante, v^us le savez ?

Ravmonoe. — Trop douce, au contraire.

(I) Kxirail (le T*^ •(rmf«>,; ar Aiigust.- (•.'rinaiu.rliex II

Georgiv.\.- — Eh bien ! j'ai été obligée de me fâcher avec Lilette. Depuis huit jours, nou^ ne nous parlons plus du tout... plus du tout... Vous ne croiriez pas!... Au Palais de Glace, quand je patinai.*, elle essayai; de me laire tomber... C'qu'eils est rosse!

Raymontie. — 11 y a longtemps que j'm'er» SUIS aperçue... Tu te rappelles, Roger, quand je te disais : « Lilette, elle en veut à tout !e inonde D.' Je sentais qu'elle était fausse com-

.-nc un jeton.

{A Georifina.) Ecoutez, ma chère, vous ne savez pa^ ce qu'elle a tenté .' Elle a voulu me lever Roger.

C'pas, hein!

qu'elle t'a f.iit la cour r

Roger. — Pouvait s fouiller... Marcherai jamais avec un sac d'os... Ni à pieJ, ni à cheval.

ravie de la piiisar.terie. — Tu le souviens des fuseaux- qu'elle

cxhltTlil /. 1:. ^

1 j Lfi/t/itT c ."c*7 Amandine? Faisaient hl-r... le

pu!-;.....

tjtuilGINA. —

Et sa poitrine t Roger. — l'ne planche à astiquer.

liAVUONDi:. —

Et ça vient parler' des autres!

Rogfh. — Mon front mouille...

v^c .iialugui: e^t interrompu pjr l'entrei ""idaine de Lilette de Saint-Cristin. qui, apw ..■ vant Oeorgina. maintenant sa mortelle tnr^ dînant av'ec Raymonde et Roger, passe saluer devant I.t table. Elle va rc;j. Mireille de Beauvais qu'elle accable de geninleSïCS et de maiiK'urs rrolongées

Pendant un quart d'heure, Raymonde la fixe obstiacment.

Lilette. soudainement e.vclee. — Qu'est-ce

simori» KDipis,il,r,.e <!e» l'eliU-Ciainp»,! To'iiune,} fr.*5<).

LE MIRLIION

arder où ça vous plaît, mainienant ?

Lii.ETTK. — Oh 1 je vois clair... \'ous avez

que vous avez à me fixer ainsi, madame V Raymond»:. — On n'a plus le droit de rc-

Tiiir de vous moquer de moi.

Ravmonde. J (îcorgina. — Inchien rc la cojonne Vendôme, et je n'aurais ; droit de la tixcr!

LiLtTTE, J Mireille. — Depuis que ça doit débutir aux Folies, ça se croit autant que la présidente de la KcPublique!

IIasmonde. — Moi, au moins, madame, quoique je sois mieux faite que vous, ic ne débute pas pojr me déshabiller

seulement en |j

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