BALLADE POUR LES JEUNES HOMMES
DU TEMPS PHESENT
Vivent les chansons et le vin !
Les fleurs où le papillon erre, Les femmes au rire divin.
Et l'amour qui nous régénère.
Ah ! plaignons le millionnaire Qui de son or va s*obstruant ; Notre sort est plus débonnaire, Nous chantons le soir chez Bruant.
Pour le bourgeois nul et chauvin Et les dirigeants qu'on vénère, Il reste en nos cœurs un levain De haine ancienne et sanguinaire ; Bientôt, dans leur antre ordinaire, Nos hordes iront se ruant; Eu attendant cette bonne ère, Nous chantons le soir chez Bruant.
Sans être prophète ou devin On peut dire qu'on dégénère, Que tout est inutile et vain Dans notre monde sublunaire.
Le bonheur est imaginaire
Las! il vaut mieux être truand, Aussi, fuyant le doctrinaire.
Nous chantons le soir chez Bruant.
Envoi
0 loi ! qui tonnes dans ton aire, Tu peux être tonitruant, Nous nous foutons de ton tonnerre, Nous chantons le soir chez Bruant.
Grassouillet.
Notre collaborateur et ami Charles Leroy vient de faire paraître à la librairie illustrée, 7, rue du Croissant : Les malheurs du Capitaine Lorgnegrut. Ce volume, qui se vend 3 fr. 50 dans les gares et chez tous les libraires, obtiendra certainement le même succès de rire et de gaieté que : Les S'erongnieugnieu du Colonel Ramoltol, dont nous détachons cette boutade :