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CATALOGUE DES CHANSONS

DE

ARISTIDE BRUANT

\ii<<-ui-l <li<< ur. si, boulevard Rochechonart, Paria

Alléluia.

AJmanach de Murger (L').

Amoureux (Monologue).

Ane a Nana (L

Au brûleur «le loups.

Au mal au

Aux Bat d'Af.

Aux irta libéraux (Monologue).

Aux oiseaux.

A Batignolles.

A Biribi.

A La Bastille.

Au bois de Boulogne.

Au bois de Vinceni -.

A la Chapelle.

A La Glacière.

A < rrenelle.

A Montmerte.

A La Madeleine.

A Montperhass

A Montrouge.

A la place Maubert.

A La Roquette.

A Saint-Lazare.

A Saint-Ouen.

A La Villette.

Bavarde (Monologue).

Bellevillè-Ménilmontant.

Beau Xau a (.Le).

Binette (La).

Blague (La).

Bonne année (Monologue).

Bottillon (Le).

Boulevard des étudiants (Le).

< îaissière du Bouillon Duval (La).

Caméléon (Le beau teinturier).

Camomille

Canne du Tambour-Major (La)'.

Cantinière du 113e (La).

Ça s'arrondit.

- ur de gueules (Monologue)'.

Célina.

Cent-treizième de ligne (Le), C'est i>as vrai!

C'est l'Parisien.

C'est p't'êtr' ben une blague.

Chacun son état.

Chant du soir (Le).

Chat Noir (Le).

Chaussée-* llignançourt (La).

Ch'veu à Mathieu (Le).

Coin, coin, coin.

Comme les autre-.

Conasse (Monologue).

CoqueUe (Monologue).

Crâneuse (Monologue).

Côtier. (Monologue).

Culottes et calottes.

Dans la rue.

Dans rfaubourg.

I dedans le régiment.

D'iabra

Du Picolo.

E Ecopée i L1 1.

Eh : main1 Bidot.

Enterrement (D). En r'montant.

Estelle et Symphorien.

Exploité (Monologue).

Faut d'iargent.

Fantaisie Triste (Monologue).

Femme (La).

Fille à Barbançon 1 1.

Fille à la mère Michelle (La).

Fins de Siècle (Monologue).

Fossoyi'iir (Monologue i.

France (Chanson de la).

Frieote.au Laridel (Scène comique)

tirée du « colonel Bamollot » de

< !h. Leroy).

Gara deGourtenay (Les).

Gaulois du Pont d'Iéna (Le).

Géomay.

Grandes manœuvres (Les).

Grelotteux (Monologue).

Gréviste (Monologue).

Gros lot (Le).

Halte-là ! Hélène.

Henri IV a découché.

Heureux (Monologue).

Histoire d'une mouche.

Histoire d'une puce.

Homme (L').

Homme à la tète de veau (L").

Huns (Chansons des).

II n'peut pas.

Infanterie de marine (L').

J'ai du bon tabac dans ma tabatière

Jaloux (Monologue).

Je me porte bien.

J'suis d l'avis du gouvernement.

J'viens d'faire une conquête.

Kroumirs (Les).

Kyrie des Moines (vieille chanson;.

Légende du Chinois (La).

Lions du Chateau-d Lau (Les).

Lézard (Monologue).

Mad'moiselle ecoutez-moi donc.

Mam'zelle Clignancourt.

Marche des dos.

Marcheuses (Les).

Mârgoton margotaine.

Marseillais (Le).

Mères (Chanson des) vieille chanson. Michetons (Chanson des).

Monsieur l'bon (Monologue).

Nicolas n't'.'ii va pas.

i Fifine | La i.

Noire (La i (< Ihanson de nulle).

Nous somme* tous COCUS.

O ru'esl l'pain ?

Oseille il.').

Pantalon à Léon (Le).

Pastille < rerau.de] (La).

Pauvre bibi rTbébé.

petits Joyeux (Les).

Peuple (Le).

Philosophe (Monologue).

Pilon i Monologue).

Plus de d"- ri inds.

Pus d'patrons (Monologue).

Quand il va-t-au pas.

(Juat'pattes (Les) (Monologue).

Refrain de Maigriou (Le).

Récit du vieux sergent (Le).

Récidiviste (Munologue).

Ronde des marmites.

Sans tambour ni trompette.

Serrez vos rangs.

Si în'appl'ais Piton Dieu.

Soûlaud i Monologue).

Sonneur (Monologue). Sousle bosquet (Monologue)- Sur l'boul'vard.

Sur Ppavé.

Ta ta ta.

Tant que j' s'rai pas propriétaire.

Tête à têtard (La i.

Tintins Bourguignons (Les).

Tondeur de poils de tortue! (Monc

logue).

Trempé (Monologue).

Trente-cinquième territorial ÇLe] Trois-cent-soixante-trois (Les).

Trompette (Le).

Une deux ! (Le Midi bouge tout e rou&t,) parole? de Paul Arène.

Une drôle d'aventvre.

Une étape au 113e.

Un garçon bienheureux.

Ursule.

Vigne au vin (La) (vieille chanson)

YTàl'ballon!

Via Pcholéra qu'arrive.

Via pourquoi que j'cherche un log ment.

Vin de Bagnolet (Le).

Vin de la comète (Le).

Vrais dos (Les) (Monologue).

Yen a encor' quand y'en a plus.

Va Mein herr (Monologue).

Petit format, guitare. 0.30.— Grand format, pou- piano, 0,80. Franco, contre mandat ou timbres-post<

JOURNAL ILLUSTRÉ

Paraissant très irrégulièrement une douzaine de fois par an

A BO.\XEME\TS

Paris, un an : 3 fr. | Départements, un an : 5 fr.

84, Boulevard Rochecliouart, a Paris. — Directeur Aristide Bruant.

T e Gérant. Aristiof P.RUANT.

Dans la Rue

(Chansons et Monologues)

PAR

Aristide BRUANT

Dessin de Steinlen

1 vol. in-12 de 210 pages in-i8 Jésus, couverture

en couleur. 3 fr. 50

(Envoi franco contre mandat poste à l'adresse de M.

Aristide BRUANT, 84, boulevard Rochecliouart, Paris)

Imp. Pairvjlt AC«,3, Passage Nollet.— Parti

main leste, fallait pas venir deux fois vous chatouiller les arpionsîTel que me v'ià planté, je me suis vu une mirette pendue hors de l'orbitre ! Eh bien ! J'ai pas fait ouf!

Quelques minutes après, il revint très grave, portant dans ses bras, comme un Saint-Sacrement, un grand plat de terre jaune, au milieu duquel s'étalait, bien doré, un gigantesque gigot à l'ail, entouré de pommes de terre.

— Tonnerre de Dieu ! qu'il est chaud ! Gare aux gencives! fit le père Paradis en déposant son fardeau sur le comptoir. Eh ben ! les mômes sont-ils là, voyons, à la fin des fins ?

— En v'ià un toujours! fit un gamin de quinze ans, au teint blême, qui apparut sur le seuil.

— Et ton frangin ?

— Vlà la panuche qui rapplique, mais j'sais pas où qu'y a Augusse !

Un roulement de voiture se fit entendre devant la porte, et presque aussitôt, dans un frou-frou de soie, apparut Amélie Paradis.

C'était une fort belle fille, très en chair, un petit nez retroussé, des yeux vifs et cernés, des lèvres saignantes et un petit menton à fossettes.

— Bonjour, p'pa ! fit-elle, en sautant au cou du vieux brocanteur. Dis-donc, p'pa, paye mon sapin, pendant que j'vas souhaiter la fête à la mère.

— Alors, moi, je m'appelle«Passe-i,en!»

C'est bon ! C'est bon ! Parce que tu fais dans le grand, et que tu sens bon, tu n'veux pus rien savoir !...

— Veux-tu bien te taire, petite tapette ! EtMélie, la panuche, ayant embrassé

son jeune frère, s'engouffra dans l'arrièreboutique.

Très gouailleur, les mains dans les poches de son pantalon rapiécé, Alexis la regarda disparaître.

— Mince de douilles jaunes ! fit-il après un moment de réflexion. Dis-donc, p'pa, ajouta-t-il en voyant rentrer son père, Mélie qu'est tombée faible dans un baquet de teinture! Oh ! là! là ! As-tu fini?

Et, très enchanté d'avoir un peu blagué sa grande sœur, Alexis entra derrière elle dans la salle ou la mère Paradis donnait le dernier coup de main à la table.

— Y manque pus qu'Auguste, prononça le brocanteur; ma foi ! tant pire pour lui! ça y est, hein? Eli bien ! en avant le boulottage ! J*ai l'estomac dans les talons, moi !

C'était une bien patriarcale famille que celle du père Paradis. On y avait le respect des traditions ; aux grandes fêtes de l'année, aux anniversaires de naissance, tous ses membres se réunissaient dans l'arrière-boutique de la rue des Anglais,

où tous avaient vu lé jour, et joyeusement, on y banquetait.

Depuis trente ans déjà, le père Para lis exerçait dans le quartier le métier de brocanteur. Sa femme, la mère Eélicité, l'aidait dans son commerce. Nul, tant que lui, ne montrait une soumission plus aveugle aux règlements de police qui régissaient sa profession.

— L'honnêteté, disait-il à tout venant, ah! l'honnêteté, voyez-vous, y a que ça!

Maintes fois cependant, les mauvaises langues, avaient; attiré sur cet homme intègre l'attention de la rousse. On avait trouvé le père Paradis assis tranquillement au milieu d'un monceau de chiffons, d'un étalage d'indescriptibles friperies, mais d'or, de bijoux ou d'argenterie, jamais la moindre trace.

— Mon passé répond de mon présent, répondait le vieux brocanteur, majestueusement en mettant la main sur son cœur. C'est pas un fourgat qu'aurait élevé sa famille comme moi! Serchez, messieurs, ma maison est en verre !

Et la rousse repartait sans avoir rien trouvé, mais pas le moins du monde convaincue de l'innocence de Paradis.

Périodiquement, elle renouvelait ses recherches sans plus de résultat.

Un jour cependant que pour la centième fois, le père Paradis faisait appel à son passé et parlait de sa famille.

— Votre famille, lui répliqua-t-on, on la connaît votre famille ! Si vous Paviez si bien élevée, votre fille Amélie ne ferait pas la grue de l'autre côté de l'eau! On ne rencontrerait pas Alexis tous les jours au passage des Panoramas et Auguste n'aurait pas la réputation d'un souteneur!

Le brocanteur avait eu une réponse noble et digne.

— Ce n'est pas la position qui dégrade l'homme, mais c'est l'homme qui anoblit la position !

Le père Paradis était sincère. Ses enfants, mon Dieu ! étaient assez grands pour savoir ce qu'ils avaient à faire. Et, puis, ne faut-il pas que jeunesse se passe? D'ailleurs ils avaient un métier, ils étaient ses commis.

N'était-ce pas eux qui approvisionnaient la boutique? De quelle façon? Nul ne le sa. ait au juste, et tout le monde s'en doutait. Paradis, lui, pour dégager sa responsabilité et esquiver les réponses, déclarait que pour ne pas gêner les opérations commerciales, il ne voulait « rien savoir •.

(à suivre). OsCAB Mi'tesiir.

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AUX BUREAUX DU JOURNAL Les six premières années dn " MIRLITON 1 volume broché 20 , ,

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VIEILLES CHANSONS

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