JAMAIS JE NOURRIRAI DE GEAI
J'ai bien nourri le geai sept ans
Dedans ma cage ronde ;
Au bout de la septième année
Mon geai a pris son vol, ob! gai.
Jamais je nourrirai de geai, De geai jamais je nourrirai.
Au bout de la septième année Mon geai a pris son vole.
— Reviens mon geai, mon joli geai, Dedans ma cage ronde, oh! gai.
Jamais je nourrirai de geai, De geai jamais je nourrirai.
Reviens mon geai, mon joli geai,
Dedans ma cage ronde ;
Mon petit geai me fit réponse :
— Je veux faire le drôle, oh ! gai, Jamais je nourrirai de geai,
De geai jamais je nourrirai.
Mon petit geai me fit répon e :
— Je veux faire le drôle.
Je m'en irai dedans Paris Pour fonder une école, oh ! gai. Jamais je nourrirai de geai, De geai j imais je nourrirai.
Je m'en irai dedans Paris Pour fonder une école.
Toutes les dames de Paris Viendront à mon école, oh! gai.
Jamais je nourrirai de j:eai.
De geai, jamais je nourrirai.
Toutes les dames de Paris Viendront à mon école ; Je choisirai la plus jolie, Je renverrai les autres, oh ! gai.
Jamais je nourrirai degeai, De geai jamais je nourrirai.
Dans ia R
ue
CHANSONS
ET
MONOLOGUES
PAR
ARISTIDE BRUANT
DESSINS de
STEINLEN
Prix: 3 fr. 50
Envoi franco contre mandat poste à l'adresse de M. Aristide BRUANT, 84, boulevard Rocheehouart, PARIS Le Gérant, ARISTIDE BRUANT. Imp. PAIRAULT et Cre, 3, passage Nollet, Paris
— Si on l'attendait pour attaquer le ci- „^„ ^ ».«,«««.„««„„«
got, proposa Amélie qui commençait à dé- POUR PORTER l NE COURONNE
lacer son corsage. a la tombi
— Jamais de la vie: Y refroidirait! ré- d'ANDRE GILL pliqua le père Paradis déjà allumé. A toi, Le 2 Novembre 1801 Lexis, tranche nous ça... et tâche de pas , , « , ,,
te graisser Hesle de la Souscription de 1 année
° ' dernière 41 05
Un silence se fit, religieux, pendant le- Aristide Bruant S »
quel tous les yeux restèrent fixés sur Galoche 50
Alexis. Après avoir aiguisé son couteau Edouardoa de liarros Lobo t »
sous son assiette, il détachait méthodique- J™J* architecte .^50
ment des tranches saignantes et les ali- ï/ . 1 ^Pn,e a \
, , j 1 ,°. Maieur de Poligiiv 1 »
gnait sur le bord du plat. X 1 »
— En v'ià assez pour l'instant. Quand Trébad de Beauvais »
vous aurez tout ça sur le cœur, nous ne Ad. Puissant 1 »
serez pas à jeun. 0' Beilly * »
r .., A -n a ^ ■ Eu- Baillel ? '
— Le qu il y a de meilleur dans le gi- F***
got, c'est les crompirs ! dit Amélie en dé- F. Boon » 50
signant les pommes de terres dorées qui Alfred «50
baignaient dans le jus. Dis donc, la mère, Henri "NYatripon t »
c'est-v des nouvelles? Alfred. » 50
' N importe qui / * '
— J te crois, je sais ce que ça coûte, ré- XXX - >■
pliqua la mère Paradis. Je les ai eues au- Museau 2 50
jourd'hui chez Léger, qui ne les jette pas Badran 2 »
aux chiens ! Walripon » ;j0
— Avec ça, faut du vin blanc, dit le patara et Gnars 1 »
père. Passe le vin blanc, Félicité ! Flûte (Madame) - »
Quand tout le monde se fut servi à boire! £"*■ • rn
^ , . Saint-Clair • • » &0
— Ça vous fond dans la margoulette, Gacougnolle - *
s'exclama Amélie. C'est autrement bon Charles »
que les cochonneries de chez Brébant ! Charles * •
T> /U . 1 , , ... . Philomène iO »
— Brebant! m en parle pas!... tiens! jeanne ... 1 »
Des exploiteurs, ces gens-là, des gens pas Didier.. . . . ....... 1 »
honnêtes ! q. r t »
Et repris de son dada, de plus en plus FTillçon I
pompette, le père Paradis aborda sa thèse \azelle • ■
r -, Lu passant x »
lavorite : Conseiller généi al de Neuville-au-Bois . 1 »
— L'honnêteté! N'y a que ça ! Voyons ! Martin, sergentau 3" Infanterie de marine. 1 »
j'aurais-t'y mis quat' sous de côté, j'aurais Adrien Charpignon J »
t'y pu vous élever... vous donner des po- Marcel Legay * U
sitions, si j'avais pas été honnête? Amé- (r111,1 \ •' .'•, '• \r i ■' ' ' « r,a
v -, , ' „ J , ■ ^ ,, a- . , r o Moulevat, inslit. a volvic. » M
lie? la via sortie d affaire ! Les gars ? y Ga8lon Guion 1 ,,
sont tous deux autour de moi... bien lieu- Anonyme '50
reux... manquant de rien ! Les jours de e. G » 50
fête on se réunit, on jaspine... on s'aime Espiaut 1 »
bien, quoi !... on corde ensemble.... C'est N'importe qui 1 »
ça, la vraie vie ! quand y a un accroc... Un Toulousain » ^0
tout le monde s'en mêle et on s'en tire... touju »
au lieu que si on se mangeait le nez, y au- Anonyme
S, • . *?., „ ' J • Barrois » ou
rait pus d existence possible... Passe-moi jom.e . ...» 50
des crompirs, Alexis !... P. II !!..... . * 50
— Va falloir que je me dégraffe tout à Un polard Montmartrois • 50
fait! déclara Amélie. Giblet potard Montmartrois » ^0
Eugène Fraumont 1 »
— Vas-y ! on est en famille, hein ? A Ladœuil '-' ■
chaque phrase, le père Paradis buvait un Darcy * »
petit coup. Maintenant, les lèvres grasses, vt?mttt
la langue pâteuse, il parlait difficilement , ___ T,Trr~rî ^7* rAf* m7rn,T.r
et son petit œil gris clignotait, Il conti- AUX BUREAUX DU JOURNAL
nua néanmoins sur un ton plus bas : Les six premières années du " MIRLITON
1 volume broché 20
r. . , Envoi franco, contre mandat poste, àï adresse
(à suivre). âe M ARISTIDE BRUAST, 84, Boulevard
Oscar Mlténier. Rochechouart, Paris.
LE MiKUTON
VIEILLES CHANSONS