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quand on considère, l’un après l’autre, les tombeaux des papes. Grégoire X dans la cathédrale d'Arezzo, Benoît XI à Saint-Dominique de Pérouse, Jean XXTII au Bapüstère de Florence, Martin V au Latran, et jusqu’à Sixte IV à l'Église de Saint-Pierre, sont encore couchés, les mains sur leur poitrine, la tiare en tête posée sur un coussin. À peine le xvi° siècle a-t-il commencé, que le pape Jules IT, à Saint- Pierre aux Liens, sort de cette attitude où les Jean de Pise, les Rossellino, les Pollaiuolo avaient immobilisé ses prédécesseurs. Il s’accoude et se tourne vers le spectateur. Après lui, tous les Papes se redressent et trônent sur leurs tombeaux. Les mains de Paul III, de saint Pie V à Sainte-Marie Majeure, d'Urbain VII, de Clément XIV, se lèvent pour bénir et peut-être pour menacer. D'autres Papes, comme Sixte V, s’agenouillent et prient. Tous vivent et règnent sur leurs tombes, jusqu'à ce que, de nos jours, seulement, Pie IX se recouche et disparaisse dans un simple sarcophage renouvelé des premiers tombeaux chrétiens de Ravenne, sous les palmiers et le Bon Pasteur symboliques.
Même chose dans les tombes profanes. Sans aller ni à Florence, ni à Rome, on peut saisir l’antithèse au musée des moulages du Trocadéro. Là, on aperçoit non loin l’un de l’autre, deux monuments dont les originaux se trouvent ensemble, dans la cathédrale du Mans. L'un, le tombeau de Charles IV d'Anjou, comte du Maine, est de la fin du xv° siècle, l’autre celui de Guillaume du Bellay, du milieu du xvi°. Ce sont deux hommes de guerre. Il ne s’est pas écoulé