‹ Le miroir de la vieChapitre 28 sur 62 · INTRODUCTION. XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIII

ni même admis, que la valeur d'une œuvre d'Art soit en raison du témoignage social et humain qu'elle nous apporte. Il est simplement reconnu qu'elle en apporte, en effet, et de la plus grande valeur. L'étudier à ce point de vue est une chose ; décider que ce point de vue est le seul, ou même le principal en Art, en est une autre, — et cette autre n'est pour l'instant l'objet ni d'une discussion, ni d'une adhésion.

Mais en même temps qu'on envisage les œuvres les plus marquantes et qu'on laisse les inférieures, on doit les envisager toutes, et ne point proscrire telles manifestations d'un genre, parce qu'elles ne répondent pas à l'idée que nous avons de ce genre au moment où nous écrivons. Que la caricature philosophique de M. Forain, ou que le Christ anachronique de M. de Uhde ne soient pas, l'une le grotesque dont on avait accoutumé de rire avec Dantan, l'autre le Dieu qu'on avait coutume d'adorer avec Raphaël, cela va de soi, mais nous ne sommes nullement autorisés à déclarer que l'une n'est pas de la caricature et que l'autre n'est pas de la peinture religieuse, quand la langue commune leur donne ce nom. Ce serait proprement refuser d'étudier l'évolution de la prosodie chez Verlaine sous prétexte que ce ne sont pas là

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