‹ Le miroir de la vieChapitre 34 sur 62 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

premiers cheveux blancs découverts, premières rides aperçues, dernières larmes tombées, affleurements de ce qu'a notre être de plus superficiel et de plus éphémère, tout ce qui s'est peint là de la vie réelle s'est effacé. Mais l'idéal cherché, le rythme désiré, la déesse inconnue, que les yeux des femmes, se mirant, entrevirent à peine, sont restés burinés et se profilent encore comme le seul témoignage que ce temps a laissé de lui. Ainsi l'art garde le reflet des multitudes. Les figures qu'elles furent ont passé. Les figures qu'elles voulurent être demeurent. Et c'est l'empreinte de l'âme. Et c'est le miroir de la vie...

Rome, mars 1902.

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