LA ROSE
En voyant mourir cette rose Dans ce vase de bronze obscur, Je song-e à sa pareille éclose A l'ombre tiède du vieux mur,
Dans ce doux jardin de septembre Que, du Palazzo Vcnier, Par la fenêtre de ta chambre, Nous contemplions, l'an dernier.
LS Mi:\01H DES HKUUKS
Et c'est l'automne de Venise Qui renaît en mon souvenir Avec sa grâce où s'éternise L'été qui ne veut pas finir.
Je te revois sur la lagune, Glissant comme en un ciel marin, Ainsi qu'un noir croissant de lune, Gondole, quartier d'astro éteint!
Voici le canal et la porte, Et ces fa^^ades de palais Dont le marbre irise l'eau morte Des fantômes de leurs reflots...
Et ce balcon où l'on s'éloune Do ne plus voir, sur le rideau, Se pâmer encor Desdémone Dans les sombres bras d'Othello I
(54 LE Minem des heures