‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 45 sur 105 · LE MIROIR DES AMANTS I · texte numérisé non relu

LE MIROIR DES AMANTS I

« L'homme qui peut jouir de tes beautés secrètes

Est plus heureux qu'un Dieu, Car, lorsqu'un double attrait unit des forces prêtes.

L'amour est un beau jeu.

« Il ne faut rien de plus pour échauffer l'étreinte,

0 chair, que la beauté, Et, de la cendre d'or de la toison éteinte,

Renaît la Volupté! »

C'est pourquoi, quand tu viens, taciturne et docile,

Proposer au plaisir Ton beau corps lang-oureux dont caresse l'argile

La flamme du Désir,

Je raille ces Amants douloureux et farouches

Dont l'amère fureur S'irrite et se nourrit de l'écume, à leurs bouches,

Des oracres du cœur.

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