‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 50 sur 105 · LE REPOS APRÈS L'AMOUR · texte numérisé non relu

LE REPOS APRÈS L'AMOUR

Nul parfum n'est plus doux que celui d'une rose Lorsque l'on se souvient de l'avoir respiré Ou quand l'ardent flacon, où son âme est enclose, En conserve au cristal l'arôme capturé.

C'est pourquoi, si jamais avec fièvre et délice J'ai senti votre corps renversé dans mes bras Après avoir longtemps souffert l'acre supplice De mon désir secret que vous ne saviez pas,

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Si, tour à tour, muet, pressant, humble, farouche. Rôdant autour de vous dans l'ombre, brusquement, J'ai fini par cueillir la fleur de votre bouche, 0 vous, mon cher plaisir qui fûtes mon tourment !

Si j'ai connu par vous l'ivresse sans pareille Dont la voluptueuse ou la tendre fureur Mystérieusement renaît et se réveille Chaque fois que mon cœur bat contre votre cœur,

Cependant la caresse étroite, ni l'étreinte

Ni le double baiser que le désir rend court

Ne valent deux beaux yeux dont la flamme est éteinte

En ce repos divin qu'on (joûte après l'amour I

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