L'ANGOISSE DIVINE
Reg-arde-moi. Là-bas, j'ai vu s'enfuir l'orage Et la nuée éparse et l'éclair sans retour ; Mon étroite maison semble celle du sag-e, J'ai Tair d'avoir vaincu la colère et l'amour.
Le soir qui va venir est doux à mon silence ; La solitude nue est assise à mes pieds, Et l'horloge muette où l'aiguille s'avance Sonnera bientôt l'heure où tout est oublié.
LB HIROIK DEa AMANTS ISQ
IMais qu'un rajon perdu du soleil qui se couche Par la croisée en feu descende sur ma main, Ou qu'un cher souvenir effleure de sa bouche Ma mémoire tremblante à son souffle incertain,
Que la rose qui meurt en ce vase de Perse, Odorante, à l'adieu de son éclat défunt, Avec trop de douceur dans l'ombre molle, verse Son suprême pétale et son dernier parfum,
Alors mon cœur — ce coeur qui bat dans ma poitrine Et que je croyais mort d'être silencieux — Me remplit tout à coup d'une ang-oisse divine Qui monte brusquement en larmes vers mes yeux,
Et tout mon vieux passé de tourment et d'orag-e Dont palpite l'éclair et gronde l'écho sourd, De son reflet ardent empourpre mon visag'e Que vaincront de nouveau la colère et l'amour.
l3o LE MIROm DSS EËL'HLS