LE JALOUX
Ne faites pas semblant, en effeuillant ces roses, De penser à celui dont mon cœur est jaloux ; N'abaissez pas ainsi vos paupières mi-closes Sur ce regard trop lourd, trop lointain et trop doux.
Car il est trop cruel déjà pour qui vous aime Que de vous, trop long-temps, le destin l'ait exclu, Toute votre jeunesse, hélas ! fut à vous-même Et vous en avez fait ce qu'il vous aura plu !
LE MIROIA DES AMANTS l3l
Laissez à mon amour le soin de sa torture, Qu'il la puisse choisir parmi votre passé, Celui-là souffre moins dont la plaie est obscure Et qui ne connaît pas la main qui l'a blessé!
l32 LE MinOIR DES HEURES