‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 66 sur 105 · CYZIQUE · texte numérisé non relu

CYZIQUE

Un grand platane étend son ombre magnifique Où chante une fontaine avec un clair bruit d'eau; un petit âne gris enjambe le ruisseau Et trotte, qu'un vieux Turc menace de sa trique;

Une cigogne au ciel passe d'un vol oblique; L'air est limpide, pur, odorant, calme, chaud. Et l'éternelle mer étale un flot nouveau Le long de la verte presqu'île où fut Cyzique.

En son orbe qui luit à l'horizon encor, Le soleil fait songer à ces statères d'or Qu'en un fauve métal, sans mélange et sans tares,

Tu frappais autrefois de ton coin, ô Cité,

Et qui portaient jadis jusqu'aux terres barbares

Le renom de ta gloire et de ta probité.

t'JO LE Miaom DES HEURES

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