‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 82 sur 105 · SOUVENIRS D'ORIENT · texte numérisé non relu

SOUVENIRS D'ORIENT

Quand je ferme les yeux, ô souvenir, je vois Une cour de mosquée où le pig-eon roucoule Et, sur le pavé blanc que bigarre la foule, L'ombre d'un dôme rond et de minarets droits.

Puis c'est le bazar sombre et ses couloirs étroits Et la boutique où s'ofTre à mon pied qui le foule L'éclatante couleur d'un tapis qu'on déroule Tandis que le marchand calcule sur ses doig-ts.

Je respire une odeur d'Orient où se mêle La feuille de la rose au poil de la chamelle, La g-raisse qui grésille et le café qui bout,

Et, sur ma langue avide et que le sucre allèche, Il me semble, ô Damas, sentir encor le goût De l'abricot confit et de la figue sèche 1

LE MÉOAILtlEH l8r)

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