LS SPECTRE ROUGE
Tes os ne dorment pas au tombeau que Venise Te dressa vainement, ô grand Patricien ! Il est vide. Tu ne g"is pas en lieu chrétien, 0 martyr qui connus le couteau qu'on aiyuise!
L'épitaphe est pompeuse et noble. Qu'on la lise Et l'on saura quel sort farouche fut le tien : 0 deuil, Chypre tombée au pouvoir du païen, Et ta mort héroïque à Famag-ouste prise !
Ici, dans son vieux port que son haut mur défend, A la place où les Turcs t'ont écorché vivant, Ecarlate et debout en ta chair torturée,
J'ai cru voir, Brag-adin, rôder sur le rempart Ton fantôme sans peau tendant sa main pourprée Que léchait en pleurant le Lion de Saint-Marc.
LE MIROm DES HEURES