ACTE IV, SCENE III
On a beau voir, pour rompre, une raison puissante,
Une coupable aimée est bientôt innocente:
Tout le mal qu'on lui veut se dissipe aisément,
Et l'on sait ce que c'est qu'un courroux d'un amant.20)
Alceste.
Non, non, madame, non. L'offense est trop mortelle; Il n'est point de retour, et je romps avec elle; Rien ne saurait changer le dessein que j'en fais, Et je me punirais de l'estimer jamais.
La voici. Mon courroux redouble à cette approche, Je vais de sa noirceur lui faire un vif reproche, Pleinement la confondre, et vous porter après Un cœur tout dégagé de ses trompeurs attraits.