LA TENTATION
Le petit garçon tenté de colère. — Dans son enfance, saint Philippe faisait un jour une lecture à 6 ue ses sœurs, Pendant qu'il se livrait à cette Occupation, sa sœur aiuve se mit à l'interrompre et à l'agacer, Presque sans y penser, :» jeune Philippe la repoussa vivement, Mais ensuite 2° 1Ufexion fui étant venue, il fut tout aflligé de sa brusquerie et rieur: sa faute. — Les enfants doivent lutter contre le démon :. ses tentations.
L'enfant et le démon. — La première fois que saint Joseph Calasance entendit parler du démon, l'ennemi de Dieu, il n'avait encore que cinq ans, Ignorant ce que c'était que le démon, il se le représentait sous la figure d’un homme. Il se mit donc à parcourir toutes les chambres de la maison pour le trouver et le chasser, Un jour, ayant réuni beaucoup d'enfants, il se mit à leur tête, Tous, armés de bâtons, ils s'en allérent à la recherche du démon pour l'expulser du monde, — Ces bâtons n'étant que du bois ne pouvaient leur servir pour le but qu'ils avaient en vue : le bâton qui chasse réellement le démon, c'est cette belle prière : « Jésus et Marie, assistez-moi ln — Mais les mauvaises Compagnies peuvent vous faire plus de mal que le démon lui-même.
Les enfants et le méchant marin. — Saint Léonard étant
âgé de neuf ans, alla un jour se promener dans la campagne avec quelques amis, Tandis qu’ils cheminaient ensemble, voilà qu’un marin vient à eux. Il commence par leur donner du sucre et quelques sous ; puis il leur propose de commettre un péché honteux, Le marin n’a pas plus tôt commencé à parler de mauvaises choses, que Léonard et ses compagnons indignés prennent la fuite. Le méchant homme les poursuit pour les battre; mais ils courent plus vite que lui et réussissent à gagner la ville. La première chose qu’ils font à leur arrivée, c'est d'aller à l'église remercier Dieu de les avoir protégés,
Sainte Jeanne Françoise était encore enfant, lorsqu'une méchante femme attachée à son service voulut lui apprendre le mal ; mais la pieuse enfant ne voulut jamais prêter l’oreille à cette infâme séductrice.
À peine sainte Marie d'Egypte eut-elle atteint sa douzième année qu’elle s'enfuit de la maison de ses parents, Elle ne tarda pas à faire de mauvaises connaissances ; elle entretint des relations
criminelles, et mena durant dix-sept ans une vie scandaleuse.
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Les yeux sont des fenêtres par lesquelles entre la tentation. Toutes les fois que saint Louis de Gonzague passait dans les rues, il tenait constamment les yeux baissés dans la crainte de voir des objets dangereux.
Les oreilles sont des portes par lesquelles entre aussi la .tentation. Bien qu’elle eût seulement trois ans, la bienheureuse Marguerite Alacoque ne pouvait entendre parler du péché sans être saisie d'épouvante.
— Vous ne devez pas courir les rues.
Dès leur jeunesse, saint Grégoire et saint Basile se lièrent d’une étroite amitié. Ils fuyaient avec soin les mauvais compagnons, et ne connaissaient que deux rues : la rue qui conduisait à l'église et celle qui conduisait à l’école.
— Beaucoup de petites filles se passionnent pour la toilette, et aiment à se promener pour être admirées avec leur belle robe.
L'épingle. — La mère de sainte Rose de Lima se plaisait à revêtir sa petite fille d’une fort belle robe; mais Rose en était contrariée, parce qu’elle pensait en cela mécontenter Notre-Seigneur, Un jour qu’on lui avait mis sur la tête une couronne de roses blanches, elle craignit d’en concevoir de la vanité; ayant donc/pris une épingle, elle la fit pénétrer dans sa tête, afin que la
douleur la préservât de l’orgueil. Quelqu'un lui dit un jour :
« Oh! quelles belles mains vous avez! » — Rose courut aussitôt mettre ses mains dans de la chaux vive, en disant : « Que jamais mes mains ne soient une tentation pour personne! » — Elle jeûnait trois jours par semaine, et faisait un fréquent usage d'herbes amères.
Sainte Catherine de Sienne n'avait encore que cinq ans, lorsque voyant sa mère disposée à la revêtir d'une robe trèsriche, elle lui fit cette touchante réfiexion : « Ma mère, l'Enfant- Jésus était bien pauvre dans la crèche ; il n’avait que de pauvres langes pour se couvrir. »
La bienheureuse Benvenuta était une excellente petite fille. Quelquefois sa sœur voulait lui tresser les cheveux et lui mettre des fleurs sur la tête ; en outre, elle l’engageait à aller à la danse. Mais, au lieu de suivre ces cunseils, Benvenuta ôtait les fleurs de sa tête, et se rendait dans un bois pour y prier devant une chapelle consacrée à la sainte Vierge Marie.
Le désir d'avoir de beaux habits porte quelquefois au vol.
Le vol, ou les enfants qui meurent dans le désert. — Il y a bien longtemps vivait en Egypte un saint moine qu’on appelait l'abbé Jean. Dans un autre monastère fort éloigné, habitait un vénérable religieux très-âgé et alors gravement malade. Or, un jour, l'abbé Jean ayant reçu en présent un panier de figues, forma le dessein de l'envoyer au pauvre vieillard, pour lui faire plaisir. Il appelle deux enfants, leur confie les figues ct leur dit de les porter au malade, sans s’aviser d'y toucher. Les enfants
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prennent le panier et se mettent en route. Ils avaient un long voyage à faire ; il leur fallait traverser un désert où il n'y avait ni chemins, ni maisons, ni arbres. A peine sont-ils en route, qu'il survient un brouillard tellement épais qu'il leur est impossible de rien distinguer, Ils marchent ainsi jour et nuit à l'aventure. Bientôt ils se sentent pressés par la faim, et rien à manger, excepté les figues; mais l'abbé Jean leur a dit de ne pas y toucher, et ils veulent obéir, Cependant d'heure en heure la faim augmente et aussi la faiblesse, jusqu’à ce qu’enfin les pauvres enfants ne peuvent plus avancer. Leurs forces sont épuisées : ils tombent de défaillance, et néanmoins ils respectent le panier de figues. A la fin, ils se prosternent à genoux sur le sable, disent leurs prières et rendent le dernier SOUDIDE
Cependant on s'était mis à leur recherche. On reconnut le chemin qu’ils avaient suivi, à la trace de leurs petits pieds, et on arriva à l'endroit même où ils étaient morts. Leurs corps inanimés étaient étendus par terre, et à côté d'eux le panier de figues. L'empreinte de leurs genoux se voyait sur le sable où ils avaient dit leurs prières. Admirables enfants! Ils ne voulurent à aucun prix toucher aux fruits qu'on leur avait confiés, pas même pour sauver leur vie et échapper à une mort certaine. Disons pourtant qu'ils étaient dans l’erreur. Ils n’eussent point péché en mangeant ce dont ils avaient absolument besoin pour ne pas mourir de faim; il y avait lieu assurément de présumer le consentement de l'abbé Jean. Mais cette crainte qu'ils eurent de violer le septième commandement de Dieu : « Le bien d'autrui tu ne Prendras, » doit au moins servir de leçon à tant d'enfants qui dérobent du sucre, du beurre et mâme de l'argent.
— Les enfants doivent aussi éviter le mensonge. Saint François de Sales, dans son enfance, se serait laissé battre de verges plutôt que de mentir. Il vaut mieux être puni d’une faute et souflrir avec patience que de dire un mensonge.
Patience. — On raconte de saint Paul de la Croix que, tout petit enfant, il souffrait beaucoup en sentant sa tête atteinte par le peigne dont sa mère se servait, et alors il se mettait à pleurer. «“ Mon enfant, lui disait sa mère, sois patient et tranquille pour l'amour de Jésus. » Et aussitôt l'enfant se calmait et cessait de pleurer,
Le petit garçon brûlé. — En un village de France, un petit garçon tomba dans le feu et fut horriblement brûlé. Son curé alla le voir : « Mon enfant, lui dit-il, souffrez-vous beaucoup? » — « Non, Monsieur le Curé, répondit l'enfant : aujourd’hui je ne sens plus le mal d'hier, et demain je ne sentirai plus le mal d'aujourd'hui, + — « Mais, répond le prêtre, voudriez-vous être guéri? » — « Non, répond le petit garçon : avant d'être brûlé, j'étais méchant; peut-être que si j'étais guéri, je redeviendrais
. méchant. J'aime mieux rester comme je suis. »
à age ipod au ce berne en LU