LE SCANDALE : PORTER! LE PROCHAIN AU PÉCHÉ
Peut-être ces lignes frapperont-elles les yenx de quelque jeune homme qui aura scandalisé et perdu un: äine, Jeune homme, c'est à vous seul que je m'adresse en ce aoment. Lh quoi! vous avez eu l'audace de perdre une âme po 1° laquelle Jésus-Christ est mort! Quel est donc votre nom? Votr: non st l'oleur, Larron. Oui, voleur ; car vous avez volé à Jus C'irist une âme qu’il avait rachetée au prix de son sang prè .sux.
Jeune homme, remontez par la pensée jusqu'aux jours où Jésus- Christ vivait sur cette terre, Voyez-le parcourir les chemins de la Palestine, haletant et tout couvert de poussière, Il a le visage pâle et baigné de sueur, Il souffre la faim et la soif, Où va-t-il? Que cherche-t-il? — I] cherche une âme qu'il a créée, Il a trouvé enfin cette âme et l'a faite son enfant. Jour et nuit il a veillé sur elle, comme une mère veille sur son enfant au berceau, Mais vous, jeune homme, vous avez ravi à J ésus-Christ cette âme et vous l'avez perdue !
Le Sauveur est attaché à la croix : entendez ses soupirs douloureux. La dernière goutte de son sang a coulé sur les rochers du Calvaire; il a exhalé son dernier soupir, — Jeune homme, le Fils de Dieu est mort sur la croix ; il est mort pour sauver cette âme ; et vous, vous avez vécu pour la perdre. Malheur à vous!
Jeune homme, jetez les yeux sur la croix : voyez la face de Jésus, Il vous regarde et il se tait, Mais il ne se taira pas toujours, Un jour viendra, le jour de votre mort. en ce Jour il vous parlera dans sa colère. Il vous apprendra ce que c’est que perdre une âme pour laquelle il est mort. Pauvre jeune homme, qui donc parlera pour vous et plaidera votre cause au tribunal de Jésus-Christ, au terrible jour de votre jugement? Est-ce l'ange gardien de l'âme que vous aurez perdue? Sont-ce les saints à qui vous aurez enlevé un frère pour le donner au démon? Est-ce le Sang de Jésus-Christ que vous avez piofané et foulé aux pieds ? Non, non, jeune homme ; à l'heure de votre Jugement, il n’y aura point de voix pour implorer la miséricorde de Jésus en faveur de votre âme |
Une âme perdue devant te tribunat suprême. — Jeune homme, cette personne, dont vous avez causé la perte, peut-être est-elle morte! morte dans ce péché dont vous avez souillé son âme! Son âme a comparu devant Jésus-Christ pour entendre la sentence
qui devait décider de son sort éternel. Jé hideuse, affreusement noircie par le pé
enfer, laissez-moi vous dire un mot. Ecoutez une pauvre fille innocente : un méchant jeun trouver pour me perdre ; il m'a séduite. S
rère Abel et le tua. Alors Dieu : « Caïn, où est ton frère? » Et Caïn répondit : « Je n’en sais rien ; suis-je le gardien de mon frère? » — Dieu dit alors à Caïn : « Qu'as-tu fait? Le sang
8 à quan attendrez-vous Pour venger notre sang P? »
Oh ! quels cris les âmes perdues au dernier jour du monde, en p d'âmes crieront en ce Jour :
8ez-moi, Seigneur, dira ce jeune homme: ;’ cet homme pervers est venu m'apprendre le mal
que j'ignorais, »
— « Vengez-moi, dira set autre jeune homme
» J'avais cédé aux
(1) Gen: 1v. (2) Apoc, vr, 9-10.
sus-Christ l’a vue souillée, ché que vous lui avez fait
que j'aille en -moi, Ô Jésus! J'étais e homme est venu mé eigneur, regardez ma 8 : elle a été assassinée
le souillée,
i avez fait upable de flammes
personne
dit à son ntre moi ma faute, j'aille en s! J'étais Venu mé ardez ma Ssassinée rée pour perte de mme! »
est proinstant.
é chaque lamnées | de feu ui cherherche, mettrez rer et
on frère la camrs Dieu 2? » Et le mon e sang Sur la assiné,
e Ceux aient eur...
endre |! Que Vennt, et ais, »
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avis d'un bon prêtre qui m'avait exhorté à me convertir, en m'’assurant que vous êtes un Dieu plein de bonté et de miséricorde, J'allais confesser mes péchés, lorsque je fis la rencontre de ce maüvais compagnon. Il se moqua du prêtre et de la confession que j'allais faire; il m'entraina de nouveau dans le péché, et je ne m'en suis jamais plus relevé. » — « Vengez-moi, dira cette pauvre servante qui a été poussée au crime par un maïtre barbare; j'étais Sans Soutien, je ne savais où aller. Ce n'était pas ma volonté de transgresser vos commandements ; mais j'étais faible et sans appui, et ce misérable m'a fait tomber dans ses filets, » — « Vengez-moi, Seigneur, dira cet enfant; vengez-moi contre mon père et ma mère ; c’est d'eux que j'ai appris ces blasphèmes, ces imprécations, ces paroles indécentes ; c’est à leur exemple que j'ai commencé à devenir ivrogne, » — « Vengez-moi, dira aussi une pauvre fille ; j'étais une orpheline délaissée, et ce Corrupteur vint me promettre du pain et des habits, m'assurant qu'il ne m’abandonnerait jamais; et enfin, trompée par ces fourberies, je me suis laissé séduire. Vengez-moi, 6 Jésus, vengez-moi! »
Le lit de mort, — L'impie Bérenger, raconte saint Léonard, osa attaquer le dogme de la présence réelle de Jésus-Christ au très-saint Sacrement, et entraina beaucoup de mcnde dans son erreur, À son lit de mort, il fut saisi d'une grande frayeur. Le prêtre qui l’assistait à ses derniers moments, tâchait de l'encou- 'ager, Le malade lui dit : « Je suis sur le point de comparaître devant le trivunal de Jésus-Christ ; j'espère à la vérité obtenir Je pardon de mes propres péchés; mais combien je tremble de ne point recevoir le pardon des péchés que j'ai fait commettre aux autres ! Je crains d’être damné; car Je ne sais comment réparer le dommage que j'ai causé par mes scandales. »
Méditez ces paroles de Notre-Seigneur : « Si quelqu'un scandalise l'un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui suspendit au cou une meule de moulin, et qu'on le précipität au fond de la mer, Malheur au monde cause des scandales !1 »
(1) Matth. xvnr, 6-7,