‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 138 sur 143 · H* BOURGEOIS · texte numérisé non relu

H* BOURGEOIS

De vous, Anglois, suis esbays, Se jamès vous osez venir p 5o6 1^. Devers Orléans n'en ce pays, «o,&oo

LE MISTERE DU SIEGE D^OBLBANS. 779

Vous a regardes en pitié ; Si ne soyez point deproveiu Que par vous ne soit mercié.

P5o7r°. Lors entreront tous dedans la ville à grant joye, et y a une petite pose de trompetes. — Puis dit

LA PUGELLE.

Vous tous, très hault et très puissant seigneurs, 3o,43o A qui louenge est due et tous honneurs, Parier je veil cy en vostre presance, Gomme mes gardes et mynistratenrs De mal avoir et mes conservateurs, Dont vous merde de toute ma puissance. so,635

Or m'est il dont venu à cognoissance Que le dauphin, qui sera roy de France, Et que roy est aussi pour le présent, Mes que de luille et divine puissance Et estre oinct, comme c'est la plaisance so,6&o

De Jhesu €rist, qui est le tout puissant, Or tous pencions que.vensist à Orieans, Comme mandé avoit par ses servant; Mes de vray say que il est à Seidi \ ¥• 5o7 V'. Et que là , vous et moy, il nous atant, 9o,&/i5

Gomme mandé y le ma de presant, Et que nous tous nous aillons devers lui. Obayr tous nous devons à celui; G'est nostre roy, c'est le bien obay, G'est nostre prince et nostre souverain. 90,6 5o

Mal fait seroit de luy avoir failh,

' Liseï Sully,

Ung grant dommaige, une grant forfaiture, ao,â85

Que de trente ans il n'est inreparable;

Mes sus eux est tourné mallaventure

Quan ceste terre est leur sépulture,

Et à tous tant leur sera dommagable ,

Que désormais ne feront que definer 30,690

F''5o8v«. Ne plus puissance n'aront de gouverner

En cestuy royaulme, ainçois gueres de temps.

Que saiges feront de bien bref retourner

En leur pays, sans plus ci séjourner.

Ou finiront trestous piteusement. 30/195

Or çà, seigneur, partons legierement.

Prenons congié très honnorablement

Des citoyens de la bonne cité.

Qui tant nous ont gouvernez noblement

Que à tousjours très magnifiquement t)o,5oo

Leur grant renon en sera augmenté.

Dont, mes amys, je prans congié de vous,

Vous mercyent ce qu'avez fait pour nous,

Priant à Dieu qui le vous veille rendre.

Gomme François loyaux pardessus tous, ao,5o5

Bons et vaillans, ayez ferme propoux

Et bon corage de vous voulez deffendre.

Veillez chascun dévotement entendre,

Mercient Dieu et que veille en gré prandre Voz dévotes prières et bonnes oraisons, ao,5io

Que c'est celui qui a volu contandre F" 509 r'. A vous garder de mal et de l'esclandre

Où vous estiés et voz biens et maisons.

Si vous encharge faire processions

Et louer Dieu et la vierge Marie, do,5i5

Dont par An^^ois n'a point esté ravie

Vostre cité ne voz possessions.

Page 1