H* BOURGEOIS
De vous, Anglois, suis esbays, Se jamès vous osez venir p 5o6 1^. Devers Orléans n'en ce pays, «o,&oo
LE MISTERE DU SIEGE D^OBLBANS. 779
Vous a regardes en pitié ; Si ne soyez point deproveiu Que par vous ne soit mercié.
P5o7r°. Lors entreront tous dedans la ville à grant joye, et y a une petite pose de trompetes. — Puis dit
LA PUGELLE.
Vous tous, très hault et très puissant seigneurs, 3o,43o A qui louenge est due et tous honneurs, Parier je veil cy en vostre presance, Gomme mes gardes et mynistratenrs De mal avoir et mes conservateurs, Dont vous merde de toute ma puissance. so,635
Or m'est il dont venu à cognoissance Que le dauphin, qui sera roy de France, Et que roy est aussi pour le présent, Mes que de luille et divine puissance Et estre oinct, comme c'est la plaisance so,6&o
De Jhesu €rist, qui est le tout puissant, Or tous pencions que.vensist à Orieans, Comme mandé avoit par ses servant; Mes de vray say que il est à Seidi \ ¥• 5o7 V'. Et que là , vous et moy, il nous atant, 9o,&/i5
Gomme mandé y le ma de presant, Et que nous tous nous aillons devers lui. Obayr tous nous devons à celui; G'est nostre roy, c'est le bien obay, G'est nostre prince et nostre souverain. 90,6 5o
Mal fait seroit de luy avoir failh,
' Liseï Sully,
Ung grant dommaige, une grant forfaiture, ao,â85
Que de trente ans il n'est inreparable;
Mes sus eux est tourné mallaventure
Quan ceste terre est leur sépulture,
Et à tous tant leur sera dommagable ,
Que désormais ne feront que definer 30,690
F''5o8v«. Ne plus puissance n'aront de gouverner
En cestuy royaulme, ainçois gueres de temps.
Que saiges feront de bien bref retourner
En leur pays, sans plus ci séjourner.
Ou finiront trestous piteusement. 30/195
Or çà, seigneur, partons legierement.
Prenons congié très honnorablement
Des citoyens de la bonne cité.
Qui tant nous ont gouvernez noblement
Que à tousjours très magnifiquement t)o,5oo
Leur grant renon en sera augmenté.
Dont, mes amys, je prans congié de vous,
Vous mercyent ce qu'avez fait pour nous,
Priant à Dieu qui le vous veille rendre.
Gomme François loyaux pardessus tous, ao,5o5
Bons et vaillans, ayez ferme propoux
Et bon corage de vous voulez deffendre.
Veillez chascun dévotement entendre,
Mercient Dieu et que veille en gré prandre Voz dévotes prières et bonnes oraisons, ao,5io
Que c'est celui qui a volu contandre F" 509 r'. A vous garder de mal et de l'esclandre
Où vous estiés et voz biens et maisons.
Si vous encharge faire processions
Et louer Dieu et la vierge Marie, do,5i5
Dont par An^^ois n'a point esté ravie
Vostre cité ne voz possessions.