‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 21 sur 143 · PRÉFACE. XXXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXV

respecter ses domaines, et aussi pour avoir, Selisbury en partientier, souffert le pillage de Tëglise de Notre-Dame de Clëry.

C'est, sans doute, pour mieux frapper de ces idëes Tesprit du spectateur, quil aura après coup, comme nous le supposons, ajoute un prologue à sa pièce et transporte d abord la scène en Angleterre, où il fait comparaître le duc d'Orlëans devant les chefs de Texpëdition anglaise. La supplique qu'il prête au prince ne manque pas, dans quelques strophes, d'une certaine dignité touchante :

Vous m'avez cy en vostre terre , Ainsi que fortune de guerre Sy i*a voulu .... etc. *

Par la même raison , il a mis en action le pillage de Tëglise de Clëry, et, dans les remontrances et les plaintes du prêtre charge de la garde du sanctuaire, il fait pressentir te châtiment qui punira ce sacrilëge^.

D'autres scènes ëpisodiques, dont le but est moins relevé et qui n'ont pas davantage une grande importance historique, mais qui se prêtaient mieux à la fantaisie , ont fourni à l'auteur l'occasion de divertir ou d'intéresser moins sérieusement le spectateur. Parmi ces scènes, nous citerons celle où Salisbury et Glacidas déguisés vont consulter l'astrologue Jean des Boillons^. On remarquera les réponses du devin , qui s'exprime d'une façon tellement ambiguë , que les deux seigneurs ne comprennent rien à ses prédictions et n'en font que rire, tandis que le spectateur les comprenait très-bien. On conviendra que la scène tout entière est bien conçue et rentre tout à fait dans les conditions du théâtre moderne. Signalons encore l'épisode du combat de Gasquet et de

•P. i4. — «P.g/i.— 'P. 55et»uiv.

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