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En faisant rinspection des muraiiks, le receveur d^Orlëans et les capitaines trouvent un canon vide sur la tour de Notre-Dame. Le canon est parti tout seul! Chacun crie au miracle. Salisbury a été puni de sa fiflonie envers le duc d*Orlëans et du pfflage de Qëry. P. 1A1-16&.
Arrivée à Chin<Hi des envoyés Orléanais. Introduits près do roi, ils lui exposent la situation précaire de leur cité; néanmoins les habitants ont juré de résister jusqu'à la dernière extrémité. Charies VU les fâicite et leur promet son assistance. Puis il fait appeler le Bâtard d'Oriéans et le charge de porter secours à la viHe assiégée. Plusieurs seigneurs, hommes de guerre fameux, sont mandés près du roi. P. i/i/i-i5a.
Retour des deux envoyés. Ils rendent compte de leur mission. Le receveur montre aux capitaines une bombarde nouvellement faite et nommée la Bergère, P. iSs-i 56.
Étonnement et fureur de Talbot en apprenant la résistance d'Oriéans et la mort de Saiis- Imry. 11 jure de le venger; la ville rebelle sera mise à feu et à sang. Puis il ordonne à son maréchal de tout préparer pour son départ. P. 167-160.
Le messager du roi transmet les ordres de son maître au maréchd de Sainte-Sévère, aux sires de Ghabannes, de Beuil , de Valpergue , de Chaumont et à La Hire. Tous prometteur de se rendre auprès du prince. P. 160-166.
Départ de Talbot à la tète de sa troupe. Son arrivée devant Oriéans. Les seigneurs et capitaines anglais lui offrent le commandement, qu*il refuse d'abord et finit par accepter. P. 167-175.
Les seigneurs français, mandés par le roi, viennent successivement se mettre à ses ordres. Allocution que le roi leur adresse. Il les prie d'aller au secours d'Oriéans. Tons jurent de combattre vaillamment ke Godons (Anglais), et partent avec le BAtard d'Orléans.?. 175-186.
Leur rencontre avec les Anglais, qui s'efforcent en vain de les empêcher d'entrer dans la ville. P. 186-187.
Dâibération des assises. La destruction des faubourgs et ^ises de la rive droite est arrêtée et immédiatement exécutée. P. 187-190.
Conseil tenu par les eheb de l'année anglaise, qui se plaignent de la lenteur du si^. U est commencé depuis le iq* jour d'octobre, et l'on est au 3 janvier I Lord Fdconbridge et le iMiilli d'Évreux émettait l'avis de passer la Loire et d'attaquer la viHe sur la rive droite. Talbot approuve cette opinion et assigne la position que chacun occupera. Après quoi , il passe la rivière au droit de Saint-Laurent. P. 190-196.
Sortie des assises sous la conduite du Bâtard d'Orléans. Combat. Les Français sont rejetés avec perte dans la ville. P. 196-aoo.
Talbot , les deux Suffolk et autres chefs se félicitent de leur victoire. On eidève les morts de part et d'antre. P. soi-ao3.
Uamiral Louis de Gulan se met en route pour Orléans. Attaqué par Talbot, mais secouru par les assi^fés, il fait son entrée dans la place. Félicitations qu'il reçoit de sa bienvenue. On s'apprête à battre les Tourdies à grand raifort d'artillerie. Coup d'essai de la bombarde la Bergère, P. âo3-âo8.
Lord Falstaff ordonne à son sâiéchal de tout préparer pour son départ. Q vent dler se joindre
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aux Anglais qui assiègent Orléans. Ce renfort est accueilli avec joie parTalbot et ses compagnons d'armes , qui exposent à Falstaff Tëtat des choses et lui demandent son avis. Une attaque générale aura lieu contre les murs de la ville. Talbot distribue les postes à diacun. Falstaff et Suffolk attaqueront la porte Renart; lord Scales et Lancelot de Tlsle, la porte Bannier. Tous acceptent de grand cœur la charge qui leur est confiée, et se promettent le succès. P. 909-Q19.
Cependant les défenseurs de la ville, prévenus qu'ils vont être assaillis, tiennent conseil. Le maréchal de Sainte-Sévère, Chabannes et Poton de Saintrailles proposent de prévenir lennemi, en faisant une sortie. Theaulde de Valpergue, les sires de Villars, Mathias, de Guitry, combattent cette opinion. Mieux vaut repousser Tennemi du haut des murs. Néanmoins le premier avis l'emporte. La sortie est ordonnée. BataiHe. Les Français ont le dessous. Le BAtard d'Orléans ordonne la retraite. P. aig-aaS.
Nouveau conseil tenu par les principaux défenseurs d'Orléans. Le maréchal de Sainte-Sévère pense qu'il faut envoyer vers le roi démander des secours. Il y a urgence; chaque jour leurs forces s'épuisent. Le Bâtard d'Orléans propose de charger de cette mission le sire de Villars et les deux Saintrailles. Ces choix sont unanimement approuva. En outre, on décide qu'un héraut sera envoyé aux assi^feants pour demander une trêve et proposer de parlementer. P. 9 9 3-9 3 9 .
Le héraut expose s(m message à Talbot. Celui-ci consulte ses lieutenants. Les propositions sont acceptées, mais la trêve sera de quatre heures seulement. P. 933-936.
Retour du messager. La trêve est trouvée courte par les capitaines français. La Hire, bien qu'il essaye de s'en défendre, suivant l'usage, est choisi pour aller pariementer avec les Anglais. P. 937-9&9.
Ceux-ci , de leur côté, choisissent le maréchal Lancelot de i'Isle. Entrevue des deux pariementaires. Discours de La Hire, qui insiste sur la promesse faite au duc d'Oriéans de respecter son domaine. Réponse de Lancelot. La conférence finit par des paroles injurieuses prononcées de part et d'autre. P. 949-960.
A peine les pariementaires se sont-ils séparés, qu'un boulet, parti de la ville, enlève la tête de Lancelot de l'Ue. Fureur des diefs anglais, qui crient à la trahison et jurent de le venger. P. 95o-953.
Les deux Saintrailles et Villars arrivent à Ghinon. Villars expose au roi l'objet de leur mission. Réponse de Charles. U offro un nouveau secours de mille k douce cents gens d'armes, commandés par le siro de^aucourt, William Stuart, connétable d'Ecosse, et le sire de Verdun. Q se loue de la résistance des Oriéanais, en qui il a mis toute sa confiance. Les capitaines prennent congé en protestant de leur dévouement. Ils rentrent dans la ville assiégée. P. 963-966.
Charies VII, agenouillé devant le Paradis *, invoque le secours du Très-Haut. S'il a failli, il s'humilie, il demande pardon de ses fautes; mais il supplie le Seigneur d'avoir pitié de
* Pour la repréMDUtîon de oe mystère , le Ihéttre retraite sur le reate de la «cène , se lenident Dieu , la devait être dirité en deux compaiiiinente dana le aeua sainte Vierge . les aoges et les saints : c'est ce qu'on de la hauteur. Dans la partie rapérieare , wi pe« «■ appelait le Paradis.
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9on royaume et de lai-mème. Notre-Dame intercède pour lui. Les Anglais n ont nul droit en son royaume. Le roi de France est le soutien de la chrétienté. Saint Euverte et saint Aignan joignent leurs prières à celle de la Vierge. Dieu résiste d'abord. Les Français ont attire sa colère et mérité leur sort par leur conduite impie. Nouvelles supplications, auxquelles se rend Notre-Seignep*- Charles recouvrera son royaume, mais les Français n'en auront pas la gloire. C'est une jeune fille qui aura Thonneur de délivrer le royaume de France. Dieu envoie Tarchange Michel pour lui annoncer sa mission. P. â6/i-
Saint Midiel annonce à la Pucelle la volonté du Seigneur. Doutes et naïf étonnement de In jeune bergère, qui bientôt se soumet à Tordre de Dieu. P. 973-977.
Jeanne va trouver Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, et le prie de la conduire au roi. Résistance et objections du capitaine, qui demande deux ou trois jours de réflexion. P. 978-281.
Épisode du combat singulier de Verdille et de Gasquet, hoinmes d'armes gascons, de la compagnie de La Hire, contre deux hommes d'armes anglais. Gasquet témoigne à Verdille le désir de se distinguer par un fait d'armes contre l'ennemi. Verdille l'approuve , et tous deux décident qu'ils enverront défier deux hommes de l'armée anglaise. Le combat aura Ken la veille du jour de Tan. P. 981-985.
Préalablement ils vont demander l'approbation de leur capitaine. Réprimandes amicales et observations de La Hire, qui finit par céder à leur désir. Son héraut est chargé d'aller dans le camp anglais porter le défi et présenter le gage de bataille : c'est un bijou d'or fin en forme de rossignol. P. 988-997.
Le héraut, arrivé dans le camp ennemi, fait connaître l'objet de sa mission. Talbot demande aux autres chefe ce qu'il faut faire : «r Accepter, disent-ils, et rabattre le caquet de ces «Gascons.» Simon Morbier, prévAt de Paris, ofire de présenter un champion. Sir Rameton fournira Tautre. La joute aura lieu dans la soirée. P. 997-809.
A cette réponse rapportée par le messager, Gasquet et Verdille expriment leur joie et vont s'armer. Sur l'ordre de Talbot, les deux champions anglais en font autant Détails du combat, auquel assistent les principaux chefs des deux armées. Gasquet tue son adversaire. P. 3o9-3oâ.
Talbot propose à ses Ueutenants d'envoyer demander à Paris des vivres et des renforts. Lord Faktaff et le bailli d'Évreux sont choisis pour cette expédition. Us adressent leur requête an prévAt de Paris, qui leur promet un secours de vivres et d'artillerie. Appel aux hommes d'armes publié à Paris. P. 3o5-3i3.
Le Bâtard d'Orléans, informé du départ du convoi, est d'avis qu'on aille lattaquer, avec le secours du comte de Clermont qui vient d'arriver à Blois. Jacques de Chabannes, Le Bourg de Bar et Thibaut de Termes, désignés pour se rendre à Blob, acceptent avec empressement. Ib sont surpris et dtfaits par un parti ennemi, commandé par John Pôle et lord Scales. Le Bourg de Bar est pris, conduit à Talbot et empris<mné à Marehenoir. P.3i3-3i9.
Guillaume d*A&>ret, seigneur d'Orval, et le maréchal de la Fayette viennent se joindre aux défenseurs d'Orléans. En même temps reviennent Chabannes et Thibaut de Termes, qui
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racontent leur déoonOture. Le BAtard d'Orlëans décide qu'il ira lui-même à Blois è la tète d'une foiie troupe. P. Sig-SsS.
Arrivé à Blois, il propose Tentreprise au comte de Clermont, qui accote. Cependant le convoi anglais part sous la conduite de Falstaff, du baiOi d'Évreux, de sir Th. Rameton et du prévAt de Paris. P. SaS-Say. ^
La Hire, en Tabsence du Bâtard d'Orléans, ordonne la marche de la troupe qui doit se porter à la rencontre des Anglais. Le comte de Clermont se met en route de son côté. Temps d'arrêt. Le comte envoie un messager dire aux capitaines partis d'Orléans d'attendre au lendemain qu'il soit prêt à donner la bataille. Énergique refus de La Hire. rr L'ennemi profitera de ce retard poiur se préparer et se parquer derrière les charrettes, n Il est appuyé par l'amiral de Culan. Nouvelle insistance du comte de Clermont. Les Anglais s'enferment dans leur parc. Escarmouche dans le bourg de Rouvray- Saint- Denis. P. 3a8-336.
I..e$ Français , conduits par La Hire , auquel se sont joints le Bâtard d'Orléans et le connétable d'Ecosse, assaillait le camp ennemi. Vive sortie des Anglais. Les Français, ne recevant aucun secours du comte de Clermont, sont défaits et se retirent dans Orléans. Le Bâtard pleure amèrement la perte des guerriers qui ont succombé dans cette affaire : le connétable d'Ecosse et son frère, le seigneur d'Orval, les sires de Verdun, de Châteaubrun, Jean Chabot, Louis de Rochechouart, la fleur de la noblesse de France! Chacun déflore les conséquences de cette fatale journée. Les morts seront enterrés à Sainte- Croix. P. 336-345.
De leur côté, les Anglais diantent victoire. Mal en a pris aux Français de vouloir goûter de leurs harengs I Talbot accueille avec honneur les chefs du convoi. P. 345-35 1 .
Nouvelle scène dans le ciel. Notre-Dame, saint Euverte et saint Aignan rappellent à Dieu la promesse qu'il leur a faite de secourir les Français, dont les affaires semblent désespérées. Dieu ordonne à Michel de se rendre auprès de la Pucelle. P. 35i-359.
Saint Midid accomplit son message : «Que Jeanne aille trouver Baudrioourt , elle n'éprou- «rvera plus de refiis.« La Pucelle exécute l'ordre du ciel. Le capitaine se rend de bonne grâce à ses désirs. Il lui procure des habits d'honune et lui donne pour guides Jean de Metz et B^trand de Poulengy. Pleine de confiance, la jeune inspirée se met en route, emmenant ses ^ux frères. P. 353-359.
Dâibération des défenseurs d'Orléans. La situation empire chaque jour. Le comte de Clermont s'offire pour aller trouver le roi , avec cinq ou six des principaux seigneurs. La Hire , l'amiral de Culan, le sire de Latour, Régnant de Chartres, se proposent de l'accompagner. Le roceveur et les bourgeois s'effirayent et se plaignit de voir ainsi d^[amir la ville de deux à trois miUe hommes. Une autre proposition est faite par Saintrailles. D faut aller trouver le duc de Bourgogne et l'apitoyer sur le sort d'Orléans, dont le seigneur est son parant Cet avis est approuvé. Poton et deux bourgeois iront en ambassade auprès du duc Philippe. P. 359-367.
Introduits devant ce prince, les envoyés oriéanais présentent leur requête par l'organe de Pôton de Saintrailles. Les Anglais, sans droit, sans raison, ruinent le domaine et veulent détruire la dté du duc d'Oriéans, leur prisonnier. Accuril favorable que leur fait le duc
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de Bourgogne. Il ordonne h son héraut d'allé trouver Taibot et le sommer de lever le siège. Si oelm-ci refuse, il publiera Tordre à tous les Bourguignons de quitter Tarmëe anglaise. Retour des envoyés. P. Sôy-SyS.
Le messager bourguignon dans le camp anglais. Taibot et ses lieutenants se récrient fort contre les prétentions du duc. Ils n'auront garde, de partir avant d'avoir pris la ville. Publication à son de trompette de Tordre du duc de Boulogne. Le messager revient rendre compte à son maître de sa mission. P. 374-377.
Arrivée de la Pucelle à Chinon. Jean de Metz annonce sa venue au roi. Charles, ne sachant s'il doit la recevoir, consulte ses conseillers. Ils sont d'avis d'interroger d'abord les gentilshommes qui l'ont amenée. P. 378-383.
Mandés par le roi, Jean de Metz et Bertrand de Poulengy expliquent pourquoi ils se sont chargés d'amener cette jeune fille. crElle est si prudente et si sage, elle les a convaincus R par son beau parler ! C'est par miracle qu'ils ont échappé à tous les dangers de la route, n Le roi décide qu'il la recevra le lendemain. Cependant il consulte encore. L'un des conseillers donne Tidée d'éprouver la jeune fille. L'un d'eux prendra les habits du roi , et celui-ci sera confondu dans la foule des seigneurs. P. 383-389.
La Pucelle est introduite. Elle démêle la supercherie et, s'agenouiliant devant le roi, lui dit qu'elle est envoyée de Dieu pour faire lever le siège d'Oriéans et le mener sacrer à Reims. Remerdments du roi , qui la congédie avec honneur. P. 390-393.
Nouveau conseil où Ton décide que la jeune fille sera conduite à Poitiers, pour y être interrogée devant le parlement. P. 393-396.
Interrogatoire de Jeanne par quatre présidents du parlement et l'inquisiteur de la foi. P. 397-âo6.
Retour à Chinon. Le premier conseiller rend compte au roi de l'impression favorable que la jeune fitie a faite sur le parlement et les docteurs. Charies VU n'hésite plus à reconnaître la mission divine de la Pucelle , qui lui a révélé un secret connu de lui seul. Il s'occupe de son armure. Sur Tindication donnée par elle, on envoie chercher, à Sainte-Catherine de Fierbois, i'épée dont die se servira. Description de son étendard. P. &06-&19.
Le messager du roi à Sainte-Catherine de Fierbois. L'épée désignée, avec les cinq croix à la garde, est trouvée, dans un vieux coffre derrière le maître-autel, et rapportée à Jeanne. En la recevant, elle voudrait déjà partir pour combattre. P. /ii9-âi6.
Conseil tenu par les généraux anglais , pendant lequel le comte de Suffolk exprime la fantaisie de faire un échange de cadeaux avec le Bâtard d'Oriéans. Il lui envoie des raisins et des figues. Le général français répond à sa courtoisie en lui envoyant de la panne noire. Cependant une attaque contre la ville est ordonnée par Taibot. Lord Gray ira courir sons les murs d'Oriéans et tâchera d'attirer les Français; lord Scales le soutiendra, tandis que Suffolk, Falstaff et le prévôt de Paris se tiendront en embuscade. P. &i5-&9/^.
Le Bâtard d*Oriéans, prévenu de Tassant qui se prépare, prend ses mesures pour le repousser, n assigne à chacun son poste. BataiHe. Lord Gray est tué par im boulet. Néanmoins les Français, après des pertes sensibles, sont repoussés dans les murs de la place. P. &9&-/^â6.
Taibot et ses lieutenants, tout en déplorant la mort de lord Gray, se félicitent de leur vic>
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toire. Au contraire, les Français se plaignent da résultat de la journée. Renaut Guillaume et Vemade sont pris, beaucoup d'habitants de la ville ont été tués. Ils ont eu tort de sortir, a la file, hors de leurs murailles. P. A^y-ASa.
Le roi fait compléter Téquipement de la Pucelle. D lui remet son épée et les éperons dorés des chevaliers. Puis il lui donne Jean d'Aulon pour écuyer, Louis de Contes pour page, et, pour conduire ses gens d'armes, le seigneur de Rais et Ambroise de Loré. Remerciments et protestations de dévouement de la Pucelle, qui prend congé du roi. Prière de Charies pour le succès de son entreprise. P. /i3s-^38.
Jeanne d'Arc arrive à Rlois. De cette ville, elle fait écrire aux Anglais une lettre ou elle leur signifie de se retirer et de rendre les villes qu'ils ont prises. E31e envoie son héraut porter cette lettre à Tdbot P. /i38-&/Î9.
Surprise âb Talbot à la réception de ce message. «R faut que les Français soient bien bas, irdit lord Scales, pour placer leur dernière espérance en cette fille.» — ir C'est une morrquerie, disent les autres; le héraut sera jeté en prison.» P. 663-/i/î6.
Hésitation de ceux qui accompagnent la Pucelle sur la route qu'il convient de suivre pour arriver jusqu'à Oriéans. Le sire de Rais émet l'avis de cheminer par la Sologne (rive gauche), et de passer la Loire devant Chécy. Ambroise de Loré approuve ce conseil, qui est mis à exécution. Arrivée à Chécy. P. &&6~65i.
Le receveur fait part aux défenseurs d'Orléans de la nouvelle qu'il a reçue de4'arnvée de ia Pucelle, avec un convoi de vivres et d'artillerie. Chacun s'en réjouit. On décide qu'on ira au-devant d'elle jusqu'à Chécy. Le BAtard d'Orléans donne le signai et l'exemple du départ. Échange de compliments. La Pucelle témoigne son impatience d'arriver à Oriéans, mais on l'engage à attendre jusqu'au soir. P. â5i-656.
Entrée de la PuceHe à Oriéans à la lueur des torches. Elle remercie de l'accueil qui lui est fait. Cependant die s'inquiète du sort de son messager. A sa demande, le Bâtard d'Orléans envoie deux hérauts à Talbot réclamer le messager de la Pucdie. Sur la menace de représailles contre les prisonniers anglais qui sont à Oriéans, et non sans force injures contre Jeanne, Talbot se décide à rendre le messager. P. 456-&6/i.
Allocution adressée parla Pucdle, du haut du boulevard de la Belle-Croix, aux chefs anglais qui gardent les Tourelles. Lord Glasdale , Falconbridge , Molyns , lui répondent par les plus grossières insultes. Même tentative auprès de Talbot et de ses lieutenants, campés de l'autre c6té de la Loire. Elle a le même succès. Jeanne irritée prédit leur défaite et leur mort à Glasdale et à Talbot. P. &6&-&79.
La Pucdle témoigne le désir d'attaquer la bastille de Saint-Loup. Elle encourage nominativement chaque capitaine et forme le plan d'attaque. Prise de cette bastille. P. 673-676.
Conseil tenu par les principaux défenseurs de la ville. Jeanne opine la première. Me est d'avis de passer la Loû% pour aller attaquer les Augustins et les Tourelles. Le BAtard d'Orléans s'exk rapporte à elle et promet de la suivre. Toutefois, qudques capitaines, Alain Giron, James du Tillay, de Cbailly, Kennedy, élèvent des objections fondées sur la difficulté de l'entreprise. Gaucourt répond qu'il faut passer outre sans s'arrêter aux inconvénients signales. Sous l'étendard de la Pucdle, chacun d'eux en vaut mieux que cent. Villars et La Hire l'appuient. L'expédition aura lieu. P. 676-689.
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Taibot et les riens sont furieux de Tavantage remporte par les Français à Saint-Loup. C'est Jeanne qui en est cause. Horribles menaces qu'ils profèrent contre elle. De leur cAtë, Glasdale et ses compagnons font entendre les mêmes plaintes. Ils songent à se défendre vigoureusement dans les Tourelles. Deux arches du pont seront rompues et l'espace vide caché par des fascines {paliswm). Le baiili de Manies se charge de diriger ce travail. P. 48a-488.
Notre-Dame, saint Enverte et saint Ai|pan prient le Seigneur de venir en aide à la Pucelie et aux OHéanais. Dieu répond que telle est son intention. La Pucelie accomplira son œuvre, et par elle Charies recouvrera son royaume. Il envoie saint Aignan et saint Euverte pour la prot^r et garder Orléans. Les deux saints partent joyeux pour exécuter cet ordre. P. ABS-iga.
La Pucelie, s'adressant aux capitaines français, dit qu'il esft||||bps de passer la Loire et d'attaquer les Anglais à Saint-Jean-le-BIanc. Le BAtard d'Oriéans , La Hire et le seigneur de Graville répondent qu'ils sont préts^à la suivre, eux et leurs gens. Passage de la Loire et attaque de Saint-4e«n*le-Blanc. Les Anglais résistent en vain, ils sont forcés dans les Augustins et repoussés derrière le boulevard des Tourelles. P. /iga-Agy.
La Pucdie se félicite du résultat de la journée du 6 mai. Mais elle ne veut pas s'en tenir là. Elle campera devant le fort pour l'attaquer le lendemain. La plupart des capitaines essayent de combattre cette résolution. Les ToureUes sont trop fortes et trop bien gardées. Jeanne répond que leurs opinions sont bonnes en apparence, mais que le sort des batailles dépend surtout de Dieu. Celui-là en vaut dix à qui il veut donner la victoire. Le projet d'attaque est maintenu. P. 697-609.
Glasdale et les Anglais qui tiennent les Tourelles s'effirayent et s'irritent des exploits de la Pucelie. ir Ce n^est pas une fille , c'est un diable ! n Tous leurs efforts doivent se réunir pour s'emparer d'elle. Ils vont être attaqués, mais ils ont l'avantage de la position. De leur cêté, Taibot et ses lieutenants tiennent les mêmes propos sur le compte de l'héroïne. Us délibèrent s'ils doivent secourir les Tourelles, mais ils se rassurent en songeant au nombre et à la valeur de ceux qui défendent ce fort. P. 5o9-5o8.
Le lendemain matin, 7* jour de mai, la Pucelie harangue les capitaines français et engage chacun d'eux à bien faire son devoir. Qu'ils chassent les Anglais de leur héritage et délivrent le roi Charies de ces anciens ennemis qui veulent lui ravir son royaume. Il sera sacré biœtôt, mais non tant qu'un seul Anglais restera devant Oriéans. L'assaut est donné. La Pucelie est blessée. Le Bêtard d'Oriéans l'engage à se retirer du combat. La Hire, Sainte-Sévère, Saintrailles, lui reprochent de trop s'exposer. Que deviendrait l'armée sans elle? D'ailleurs, la phipart sont d'avis de ne pas recommencer l'assaut; mats Jeanne les supplie de ne pas se décourager. P. Ô08-&1&.
Elle ordonne à son écuyer, Jean de Mets, de la prévenir quand la pointe de s<m étendard touchera le mur des Tourelles, et se retire pour prier. Nouvelle scène dans le Paradis. Dieu envoie saint Michel ranimer la confiance de la jeune fille et lui promettre la victoire. P. Si &-5 18.
Sur l'avis que la queue de son étoidard touehe la muraille, rhéroine engage les capitaines à recommencer l'assaut. Quelques-uns font des objections; maisPoton de Saintrailles, le
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baiDii de Couionoes et le Bâtard d^Oriéans lui donnent raswranoe qu'ils sont disposés à la suivre partout. Nouvelle attaque et prise des Toordles. Glasdale et plusieurs autres chefs anglais sont noyés dans la Loire. P. SiS-SaS.
Discours de la Puceile , qui se félicite de la victoire et rend grâce à Dieu et à la vierge Marie pour avoir fait triompher les armes françaises. Les chefs qui ont secondé Jeanne hii attribuent rhonneur de cette conquête inespérée. L'armée rentre & Oriéans. Le receveur et les bourgeois viennent au-devant de leur libératric^t lui adressent leurs remercfments. Réjouissances générales. P. 5a3-53o.
Fureur et plaintes de Talbot. Il déplore amèrement les pertes que TAngleterre a faites dans la personne de Glasdale e^le ses vaillants compagnons. 11 jure de renoncer à la chevalerie, s'il n'exerce de terribles représailles contre la Puceile et les Français. Le duc de Bedfort , le comte de Somerset èVlntres seigneurs cherchent à le réconforter. La fortune des combats est incertaine. Les lamentations ne remédient à rien. Un conseil de tous les princes et capitaines décidera qud parti reste h prendre. Sur l'ordre de Talbot, un messager va convoquer plusieurs che6 anglais, entre autres Robin Héron et lord Fabtaff. P. 53o-5&o.
Le conseil s'ouvre par un discours du général de l'armée anglaise. U revient sur la prise des Tonrdles. D se fiait au nombre et au courage éprouvé des défenseurs du fort; sans cela, il serait allé en porsomie les secourir. Le comte de Somerset émet le premier l'avis de leva* le si^. Cette opinion est appuyée par le comte de Suffolk, John Pôle, Hungerford et, en génà*al, par tous les assistants. La retraite est résolue. P. 5&0-5&8.
Cependant, è Orléans, le faiseur de guet vient prévenir la Puceile des dlées et venues qu'il a observées, pendant la nuit, dans le camp omemi. Celle-ci prie le Bâtard d'Oriéans, qui est venu pour avoir des nouvelles de sa blessure , de faire sonner les trompettes et assembler les troupes. Les cfaefe réunis, la dâibération commence. Tous les renseignements s'accordent sur ce point que les Anglais font leurs préparatifs de départ. Les laissera-t-on partir sans leur barrer le passage? Les sires de Graville, de Rais, etc. ne sont pas de cet avM. irCe serait une honte, dit le brave La Hire, de les laisser aller sans coup férir I» Néanmoins la Puceile pense qu'en Thonneur du dimanche on ne doit pas les assaillir, s'ils n'attaquent pas les premiers. On devra seulemoit sortir de la ville en ordre de bataiHe. Départ de Tannée anglaise. P. 5&8-556.
Au retour des troupes françaises, le receveur et les bourgeois d'Oriéans témoignent leur reconnaissance à la Puceile qui les a délivrés de ce long si^. Réponse de Jeanne : fr C'est «Dieu qui a tout fait et a eu pitié d'eux. Qu'ils en gardent è jamais mémoire I?) Quant à elle, avant de partir pour aller trouver le roi, elle les remercie de l'accueil qu'ils lui ont fait. Puis, s'adressant aux hommes de guerre, elle prend gracieusement congé d'eux, et désigne, pour l'accompagner, le baron de Coulonces et le sire de Rais. Tous se mettent à ses ordres, qu'il faille rester ou la suivre. P. 556-667.
Ënfa'evue de Gharies VII et de la Puceile. Le prince la remercie et la fiéKcite de ses hauts faits. Jeanne lui rend compte du si^ d'Oriéans, dont les habitants ont grandement fait leur devoir. Elle le prie ensuite de vouloir bien se préparer au voyage de Reims. Le roi lui présente le duc d'Alençon, qui désormais marchera de compagnie avec elle. P. 568-
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Discours de Charles aux seigneurs de sa cour. D rappelle le^ événements qui viennent de s accomplir et les services que lui a rendus cette jeune fiHe envoyée du ciel. Maintenant elle veut le mener à Reims. Que doit-il faire? Le duc d'Alençon répond que le roi doit se confier à elle. Mais, avant de partir pour Reims, il faut déloger les Anglais des villes qu'ils occupent sur les bords de la Loire. 11 oG&*e d*y aller avec Jeanne. Le sire de Rais et le baron de Coulonces sont du même avis. La Pucelle est rappelée. Le roi lui fait connaître le projet qui vient d'être approuvé. L'héroïne s'emploiera de grand cœur à l'exécution de ce plan, de conceii avec le duc d'Alençon. P. ôyS-SSô.
Ije doc et la Pucdle prennent congé du roi. Retour à Orléans. Joie des habitants en revoyant leur libératrice. Le BAtard d'Chrléans, le duc d'Alençon et les autres chefs, délibérant sur ce qu'il faut entreprendre, veulent connaître l'avis de la Pucdle. Elle propose de marcher sur Jargeau. A l'unanimité, les capitaines approuvent cette résolution. Jeanne, après avoir recommandé d'amener une partie de l'artillerie et particulièrement la bombarde la Bergire, indique le départ pour le lendemain matin. P. 586-698.
Cependant un héraut anglais va prévenir le comte de Suffolk et ses frères, Jean et Alexandi*e , qui commandent a Jargeau , que les Français, la Pucelle à leur tête, se dirigent vers cette ville. Ceux-ci s'en inquiètent : cette jeune fille leur a déjà fait bien du mal ; ils la croyaient retournée dans son village. Ds ordonnent tout pour une vigoureuse résistance. P. 598-
Harangue de la Pucelle aux capitaines avant de partir pour Jargeau. Elle règle l'ordonnance
de l'armée et assigne à chacun son poste. Les plus grands seigneurs, le duc d'Alençon, le
comte de Vendôme, tons enfin, jurent de la suivre et de lui obéir. L'arrivée de l'armée
. française est signalée aux commandants de la garnison de Jargeau. Arrivée devant cette
ville. Premier assaut infructueux. P. 608-616.
1^ bruit se répand parmi les assiégeants que Jargeau va être secouru par Talbot et lord Fabtaff, partis de Paris à la tête d'une grosse troupe. Dans le conseil des chefs, on propose de lever le siège. Le duc d'Alençon et le BAtard d'Orléans désirent savoir ce qu en pense la Pucelle. Jeanne prend la parole pour les engager à persévérer. Interpdiant directement La Hire : tr Doit-on, dit-efie, se décourager après un seul assaut? Ce serait encourir un grand reproche. » La Hire jure qu*il restera tant qu'elle voudra et lui obéira jusqu'à la mort. Les autres suivent son exemple. Le siège sera continué. Jeanne les remercie et exalte leur courage par un nouveau discours. P. 616-696.
Le comte de Suffolk, s'adresaant à ses frères et à ses lieutenants, les ragage à ne pas désespérer et à faire bonne contenance. L'assaut a été meurtrier, mais, en résultat , défavorable aux Français. John et Alexandre Pôle abondent dans son sens. C'est surtout à Jeanne qu'ils en veuloit, et ils se promettent de ne pas la manager, si elle vient à portée de leurs coups. Préparatifs de défense. P. 6a6-63i.
Nouvel assaut. Une pierre énorme est lancée sur la Pucelle, et <r chacun doit la voir choir sur sa tête,» dit l'auteur. Les seigneurs firançais, e£Brayés, accourmt près de la jeune fille qu'ib trouvent assise contre la muraiUe. Heureusement, la pierre, qui devait la tuer, s'est brisée en mâle miettes. Mais ils en prennent occasion pour proposer la retraite. Nouveaux eflbrts de la Pucelle pour les retenir. Enfin l'artiHerie, dirigée, suivant son conseil ,
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contre la tour principale, fait une brèche par laquelle les Français entrent dans Jar> geau. P. 631-636.
Le comte de Suffblk et ses deux frères, John et Alexandre, essayent de se sauver par le pont. Alexandre , le plus jeune , est tuë par Guillaume Renaut. Celui-ci rejoint ensuite le conite et le somme de se rendre. Suffolk n'y consent qu'après avoir armé chevalier son adversaire. Après quoi Guillaume Renaut songe à mettre son prisonnier en sûreté. P. 6 3 6-6 à 3.
Harangue de la Pucelle, qui rend grâce à Dieu de la prise de Jargeau. Le duc d*Alençon propose d'en donner la garde à Thudual de Kermoisan. Celui-ci, par modestie, se défend d'accepter cette charge, mais en vain; le choix est con6rmé. Retour à Orléans. Compliments adressés à l'héroïne par le receveur et les bourgeois. P. 6&3-65o.
Un messager vient annoncer à Talbot et aux généraux anglais la défaite de leurs armes devant Jargeau. Nouvelle occasion pour Talbot d'exhaler sa rage. Les lords Scales et Falstaff s'efforcent de le calmer. Ils iront à la rencontre des Français et trouveront bien le moment de prendre leur revanche. P. 681-6^7.
La Pucelle envoie un messager au roi pour lui annoncer la prise de Jargeau , et le prier de se rendre à Orléans. En attendant , elle propose d'aller assi^r Beaugency, en passant par Meung. Le moment est favorable. De nouveaux seigneurs sont venus rejoindre l'armée : ce sont les deux sires de Laval , les sires de Chaumigny et de la Tour d'Auvergne. La volonté de Dieu est visiblement que les Anglais soient chassés du royaume. Tous les chefs répètent l'un après l'autre qu'ils agiront suivant son désir. P. 667-677.
Le message de la Pucelle est transmis au roi. Réponse du roi. Sur la demande expresse du duc d'Alençon, la Pucelle indique dans quel ordre l'armée marchera sur Beaugency. P. 677-687.
La guette du château de Meung signale au capitaine Rongefort (Hungerford?) l'arrivée des Français. Prise de la bastille élevée devant le pont de Meung. La Pucelle pense que , sans s'arrêter devant la ville, il faut marcher sur Beaugency. Beaugency pris, on aura Meung quand on voudra. Approbation unanime. On décide qu'on partira le lendemain à la pointe du jour. P. 687-694.
Lamentations du capitaine de Beaugency. Naguère il suffisait de dix Anglais pour déconfire cent Français. Malédiction sur la Pucelle qui a fait changer la face des choses! Il s'effi'aye du sort réservé à ceux qui sont dans la place. Lord Scales l'invite à ne pas se montrer si efirayé. Le prévôt de Paris donne l'idée d'un moyen de défense. Près de la porte du pont se trouvent beaucoup de caves ou citernes. Il faut y faire cacher une troupe d'hommes résolus. Quand les Français seront engagés dans la ville , l'embuscade sortira et leur coupera la retraite. Ce plan est approuvé , et l'exécution en est confiée au sénéchal de Beaugency. P. 695-70A.
Long monologue du comte de Richemont, qui, considérant les grands événements qui viennent de s'accomplir, déplore son inaction. Le roi est irrité contre lui à cause de la mort du sire de Giac. Néanmoins il est connétable de France; il se rendra à l'armée et priera la Pucelle d'intercéder pour lui. D ordonne à son sénéchal de faire préparer ses hoDunes à se mettre en campagne. P. 706-708.
Jeanne fait sonner les trompettes dans le camp français. » L'aube paraît, dit-elle aux capi-
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laines, cest le moment propice; ceux qui ont fait le guet toute la nuit se laissent aller au sommeil. » Départ pour Beaugency. Combat. Retraite des Anglais dans le coteau. P. 708-713.
En vue de Beaugency, Richemont envoie un messager pour annoncer son arrivée. Entrevue du connétable et de la Pucelle. Celui-ci la prie de faire sa paix avec le roi. Alençon et Vendôme appuient sa requête. Jeanne promet de s'y employer de bon cœur. Mais il faut songer h en finir avec Beaugency. Les troupes sont rassemblées , Alençon et Ricbemont d*un côté, la Pucelle de Tautre : le tout forme une grosse armée. P. 713-733.
Le bnilii d'Évreux , apparaissant à une fenêtre du château de Beaugency, demande à parlementer. Les Anglais rendront le château à condition qu'ils auront la vie sauve et la faculté d'emporter leurs biens. Le duc d' Alençon lui répond qu'il va soumettre ses propositions à la Pucelle et aux autres chefs de l'armée. P. 733-737. '
Le duc expose à la Pucelle et au conseil des seigneurs les propositions du général anglais, fv Qu'on leur accorde la vie, mais sans rien leur laisser emporter qu'un bâton blanc au poing. D C'est l'avis du plus grand nombre, entre autres, du comte de Vendôme, du Bâtard d'Oriéans, d' Alençon, de Graville, de Poton, etc. Quelques autres pensent qu'il ne faut pas leur accorder merci. Après quoi , la Pucelle résume les opinions et fait connaître la sienne. Elle est pour des conditions plus douces. Les Anglais auront la vie sauve et sortiront avec leurs bagages et leurs chevaux sellés, mais ils ne pourront rien emporter de plus qui excède la valeur d'un marc d'argent. P. 737-738.
Le duc d'Alençon porte ces conditions au bailli d'Évreux, qui, après quelques observations, les accepte. Les Anglais quittent le château et défilent deux par deux, leurs salades en main, devant l'armée française. P. 738-7/15.
Pendant que les Français chantent victoire, le baiUi d'Évreux gémit d'une capitulation qui va le couvrir de honte. Sir Rameton lui répond qu'ils n'étaient pas en force pour résister. Sur l'avis de Simon Morbier, ils se replient sur Meung. P. 7^5 - 760.
Arrivés devant cette place , ils conseillent d'abandonner une position qui n'est pas tenable , et dé se diriger, à travers la Beauce, sur Janville, où ils rejoindront Talbot. Un messager envoyé à la rencontre du général anglais lui apprend la reddition de Beaugency. P. 760-755.
Réunion des deux corps d'armée anglais. Talbot reproche aux défenseurs de Beaugency de n'avoir pas tenu deux ou trois jours de plus. Il arrivait à leur secours. Mais le mal est fait, il n'en faut plus parier. Les autres capitaines promettent de prendre leur revanche dans une bataille rangée. Ils marchent sur Janville. P. 755-760.
La PuceUe, instruite de la retraite de l'ennemi sur Janville, annonce l'intention de les poursuivre. Conseil. La Hire et Poton appuient chaudement le projet d'attaque. D ne faut pas leur laisser le temps de s'enfermer dans les murs d'une place forte. Cette opinion est généralement approuvée. Jeanne envoie La Hire reconnaître et inquiéter Tennemi. La Pucelle, sur l'avis du capitaine, se porte en avant et aperçoit les Anglais répandus dans la plaine, non loin de Patay. P. 760-768.
Cependant les Anglais, en voyant approcher l'armée française, s'encouragent k faire bonne contenance. Les Français sont plus de huit mille, sans doute, mais ils étaient dix contre
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un à ia Journée des harengs, ce qui ne les a pas empêchés d'êti-e battus. Bientôt la mêlée commence. La défaite des Anglais est complète. Talbot , lord Scaies, sir Hungerford , sont faits prisonniers. P. 768-773.
La Pucelle se félicite avec les seigneurs et capitaines français de cette victoire signalée. 11 sera à jamais mémoire de la bataille de Patay. Grâces en soient rendues hautement h Dieu et à sa Mère! Retour à Orléans avec les prisonniers. P. 773-776.
Les bourgeois d'Orléans témoignent leur joie de la nouvelle victoire dont le bruit leur arrive. Ils se préparent à recevoir dignement les vainqueurs. Entrée de la Pucelle et de ses compagnons à Orléans , aux cris mille fois répétés de Noël ! Noël 1 Le receveur de la ville adresse à la Pucelle et aux seigneurs un discours de félicitations et d'actions de grâces. La pièce se termine par une harangue de Jeanne. Elle engage les seigneurs et capitaines à se rendre avec elle près du roi à Sully-sur-Loire, pour de là le conduire à Reims. Elle remercie les (rcitoyoïs de la bonne citer» de ce qu'ils ont fait pour elle et pour ses compagnons, et leur recommande de célébrer par des processions la délivrance de leur pays. P. 777-783.
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