‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 43 sur 143 · MESSIRE -GAULTIER DE HONGRESFORT · texte numérisé non relu

MESSIRE -GAULTIER DE HONGRESFORT

J'ay ouy cy et entendu Voz diz et voz oppinions, Lesquelles, comme j'ay conceu.

Très belles et très bonnes sont.

F* 3i >•. Si est que pas nous ne devons i^aô

\ller à Orléans le premier, • Et que avoir faultles environs,

Adfin qu'on le puisse enclouer.

Je ne doubte point autrement •

Qui ne facent resistence, i«5o

Et nous donneront empeschement, S'y peuvent, de toute leur puissance.

C'est une des villes de France, • • Et là où leur roy plus se fie.

Qui plus nous donnera de nuysance, -taso

Je* le scay bien, je vous affye.

Neanhnoins fault il que l'ayez,

Ou'OTtrement ne faictes riens;

Et en vain vous vous travaillez,

Se vous ne conquestez Orléans; ^260

Et, pour l'avoir, il faut avant

Prandre Bourges et autres villes,

Puis les enclorre là dedans, Enfermer en leurs bastilles.

LANCELOT DE LISLE, le hailiy de Chartres, mareMhal.

Vos oppinions et propçux j «65

Sont très bons, je n'en doubte.mye, F' 33 1^. Et bien proppo8[e2] à vous tous

Que la chose soit accomplie; Mais, s'il vous plaist, que je vous dye Mon advis, ainsi qu'il me semble, t^io

Cy, devant vostre seigneurie, Et puis que nous sommes ensemble.

Vous pariez d'aller en Berry, A Bourges et en autre part;

On en pourroit estre marry ïa?^

D'avoir actendu ung peu' tart.

Les Orlenois sont à l'esquart , Tous les joai$, à vous escouter, •

Oreillant, comme le regnart,

^y verron[t] riens de tous coustez. taSo

Je dy qu'on doit aller à eulx Tout de bout et de les sommer; Et, se les trouvez rigoreux, Plainement de. les desfyer.

Ne autre part ailleurs n'allez; - ♦ ««85

Et que vous les lessez en paix, Hz diront que vous n'oserez, Et vous en seront plus pervers.

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