‹ Le mistère du Siège d'OrléansChapitre 104 sur 154 · PONS · texte numérisé non relu

PONS

Y nous fault tacher à l'avoir; C'est leur escu, c'est leur deffence.

François n'ont plus autre povoir, Et esî tout l'espoir de France, Qui est à eulx grant insolance Qu'an une paillarde putin Mectent tout leur oust en balance.

Et n'atendent plus autre fin.

GLASIDAS.

Y nous lault tendre ce chemin , C'est fortiffier ceste place, Avoir artillerie tout plain Pour gecter contre cette garce; Qu'en ung feu puisse elle estre arse!

Si luy feray, si je la tiens.

N'y trouverra nul controverse, Et Orléans en feu et en sanc.

Mès oultre me suis advisé.

Pour pugnir François cautenient, Anuyt, de nuyt, soit debrisé

Deux arches du pont proprement, Sans faire bruit aucunement, Couvertes de palissonnys; François sauldront abondamment Sur nous, puis seront noyez ou pris.

, FOUQUAMBERGE.

Glasidas, vous. avez bien dit :

Par une planclie bonne et seure Retrairons petit à petit Noz gens, pour la chose doubteuse.

François viendront de grant aleuze Et de grant puissance sur nous, Puis en l'eaue parfonde et creuse Seront noyez leans trestous.

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