‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 14 sur 222 · I.VII · texte numérisé non relu

I.VII

son royaume et <ie lui-même. Notre-Dame intercède pour lui. (.es Anglais n'ont nul droit en son royaume, l.e roi de France est le soutien de la chrétienté. Saint Euvorte èt saint A if] non joignent leurs |>rières à celle de la Vierge. Dieu résiste d'al>or<l. I<es Français ont attiré sa colère et mérité leur sort par leur conduite impie. Nouvelles supplications, auxquelles se rond Noire-Seigneur. Charles recouvrera son royaume, mais les Français n’en auront pas la gloire. C’est une jeune fille qui aura l’honneur de délivrer le rovanme de France. Dieu envoie l’archange Michel pour lui annoncer sa mission. P. 9<»,i- 37a.

Saint Michel annonce h la Pucelle la volonté du Seigneur. Doutes et naïf étonnement de In jeune bergère, qui bientôt se soumet à l’ordre de Dieu. P. 378-077.

Jeanne va trouver Baudricourt, capitaine de Vaucoulcurs. et le prie de la conduire au roi. Résistance et objections du capitaine, qui demande deux ou trois jours de réflexion. P. 978-981.

Épisode du combat singulier de Verdille et de Gasquet. hommes d'armes gascons, de In compagnie de La Hire. contre deux hommes d'armes anglais. Gasquet témoigne à Verdille le désir de se distinguer par un fait d’armes contre l’ennemi. Verdille l'approuve, et tous deux décident qu’ils enverront défier deux hommes de farinée anglaise. Le combat mira lieu la veille du jour de l'an. P. 981-980.

Préalablement ils vont demander l’approbation de leur capitaine. Réprimandes amicales et observations de La Hire. qui finit par céder à leur désir. Son héraut est chargé d'aller dans le camp anglais porter le défi et présenter le gage de bataille : c’est un bijou d’or fin en forme de rossignol. P. 985-997.

Le héraut, arrivé dans le camp ennemi, fait connaître l’objet de sa mission. Talbot demande aux autres chefs ce qu’il faut foire : * Accepter, disent-ils, et rabattre le caquet de ces n Gascons. * Simon Morbier, prévôt de Paris, offre de présenter un champion. Sir Rameton fournira l’autre. La joute aura lieu dans la soirée. P. 997-309.

A cette réponse rapportée par le messager, Gasquet et Verdille expriment leur joie et vont s’armer. Sur l'ordre de Talbot, les deux champions anglais en font autant. Détails du combat, auquel assistent les principaux chefs des deux armées. Gasquet lue son adversaire. P. 3o9-3o6.

Talbot propose à ses lieutenants d’envoyer demander à Paris des vivres et des renforts. Lord Falstaff et le bailli d’Évreux sont choisis pour cette expédition. Ils adressent leur requête au prévôt de Paris, qui leur promet un secours de vivres et d’artillerie. Appel aux hommes donnes publié h Paris. P. 3o5-3i3.

Le Bâtard d'Orléans, informé du départ du convoi, est d’avis qu’on aille l’attaquer, avec In secours du comte de Clermont qui vient d’arriver à Blois. Jacques de Chabannes, Le Bourg de Bar et Thibaut de Termes, désignés pour se rendre à Blois, acceptent avec empressement. Ils sont surpris et défaits par un parti ennemi , commandé par John Pôle et lord Scales. Le Bourg de Bar est pris, conduit à Talbot et emprisonné à Marobenoir. P. 3 1 3-3 19.

Guillaume d’Albret. seigneur d’Orval. et le maréchal de la Fayette viennent se joindre aux défenseurs d’Orléans. En même temps reviennent Chabannes et Thibaut de Termes , qui

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racontent leur déconfiture. I.e Bâtard d'Orléans décide qu’il ira lui-même à Blois à la tête ' d'une forte troupe. P. 3ig-3a5.

Arrivé à Blois, il propose l’entreprise au comte de Clermont, qui accepte. Cependant la convoi anglais part sous la conduite de FalstafT, du bailli d Évreux, de sir Th. Baineton et du prévôt de Paris. P. 3a5-397-

La Mire, en l'absence du Bâtard d’Orléans, ordonne la marche de la troupe qui doit se porter à la rencontre des Anglais, le comte de Clermont se met en route de son côté. Temps d’arrêt. Le comte envoie un messager «lire aux capitaines partis d’Orléans d’attendre au lendemain qu’il soit prêt à donner la bataille. Énergique refus de La Hire. r L'ennemi profitera de ce retard |H>ur se préparer et se parquer derrière les charrettes, r Il est appuyé par l'amiral de Culan. Nouvelle insistance du comte de Clermont. Les Anglais s'enferment dans leur parc. Escarmouche dans le Itourg de Rouvray- Saint - Denis. P. 398-336.

l-es Français, conduits par 1-a Hire. auquel se sont joints le Bâtard d'Orléans et le connétable d’Écosse, assaillent le camp ennemi. Vive sortie des Anglais. Les Français, ne recevant aucun secours du comte de Clermont, sont défaits et se retirent dans Orléans. I.e Bâtard pleure amèrement la perte des guerriers qui ont succombé dans cette affaire : le connétable d'Ecosse et son frère , le seigneur d'Orval , les sires de Verdun . de Châteaubrun. Jean Chabot, Louis de Rochechouart, la fleur de la noblesse de France! Chacun déplore les conséquences de cette fatale journée. l.es morts seront enterrés h Sainte- Croix. P. 336-345.

De leur côté, les Anglais chantent victoire. Mal en a pris aux Fronçais de vouloir goôtcr de leurs harengs! Talbot accueille avec honneur les chefs du convoi. P. 345-35 1.

Nouvelle scène dans le ciel. Notre-Dame, saint Euverte et saint Aignan rappellent à Dieu I» promesse qu’il leur a faite de secourir les Français, dont les affaires semblent désespérées. Dieu ordonne à Michel de se rendre auprès de la Pucelle. P. 35 1 -35a.

Saint Michel accomplit son message : « Que Jeanne aille trouver Baudricourt . elle n'éprou- »vera plus de refus." La Pucelle exécute l’ordre du ciel. Le capitaine se rend de bonne grâce à ses désirs. Il lui procure des habits d'homme et lui donne pour guides Jean de Metz et Bertrand de Ponlengy. Pleine de confiance, la jeune inspirée se met en roule, emmenant ses deux frères. P. 353-35g.

Délibération des «léfensenrs d’Orléans. La situation empire chaque jour. Le comte de Clermont s'offre pour aller trouver le roi , avec cinq ou six des principaux seigneurs. La Hire . l’amiral de Culan. le sire de Latour. Bcgnaut de Chartres, se proposent de l'accompagner. Le receveur et les bourgeois s'effrayent et se plaignent de voir ainsi dégarnir la ville de deux & trois mille hommes. Une autre proposition est faite par Saintrailles. Il faut aller trouver le duc de Bourgogne et l'apitoyer sur le sort d'Orléans, dont le soigneur est son parent. Cet avis est approuvé. Poton et deux bourgeois iront en ambassade auprès du duc Philippe. P. 35g-367.

Introduits devant ce prince, les envoyés Orléanais présentent leur requête par l'organe de Poton de Saintrailles. Les Anglais, sans droit, sans raison, ruinent le domaine et veulent détruire la cité du duc d'Orléans, leur prisonnier. Accueil favorable que leur fait le duc

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de Bourgogne. Il ordonne à son héraut d'aller trouver Tallwl et le sommer de lever le siège. Si cctui-ci refuse, il publiera l'ordre h Ions les Bourguignons de quitter l'année anglaise. Retour des envoyés. P. 367-373.

I.0 messager bourguignon dans le camp anglais. Talbot et ses lieutenants se renient fort contre les prétentions du duc. Ils n'auront garde de partir avant d'avoir pris In ville. Publication h son do trompette de l'ordre du duc de Bourgogne. la? messager revient rendre compte h son maître de sa mission. P. Z-jh-Zyj.

Arrivée de la Pncelle â Chinon. Joan de Met/, annonce sa venue au roi. Charles , ne sachant s’il doit la recevoir, consulte ses conseillers. Ils sont d'avis d'interroger d'abord les gentilshommes qui l’ont amenée. P. 378-383.

Mandés par le rai . Jean de Metz et Bertrand de Poulengy expliquent pourquoi ils se sont chargés d'amener cette jeune fille. rKlle est si prudente et si sage, elle les a convaincus * par son l>eaii parler ! C'est par miracle qu'ils ont écbop|>é à tous les dangers de la roule, s Le rai décide qu'il la recevra le lendemain. Cependant il consulte encore. L'un des conseillers donne l'idée d'éprouver la jeune liile. L'un d'eux prendra les babils du rai. et celui-ci sera confondu dans la foule des seigneurs. P. 383-389.

La Pucelle est introduite. Hile démêle la supercherie et, s'agenouillant devant le roi, lui dit qu'elle est envoyée de Dieu pour faire lever le siège d'Orléans et le mener sacrer h Reims. RemercîmmiU du roi , qui la congédie avec honneur. P. 390-893.

Nouveau conseil où l'on décide que la jeune fille sera conduite à Poitiers, pour y être interrogée devant le parlement. P. 393-396.

Interrogatoire de Jeanne par quatre présidents du parlement et l'inquisiteur de la foi. P. 397-406.

Retour à Chinon. Le premier conseiller rend compte au rai de l'impression favorable (pie la •jeune fille a faite sur le parlement et les docteurs. Charles VII n'hésite plus à reconnaître la mission divine de la Pucelle . qui lui a révélé tm secret connu de lui seul, il s'occupe de son 11 rm tire. Sur l’indication donnée |iar clic, on envoie chercher, à Sainte-Catherine de Fierbois, l'épée dont elle se servira. Description de son étendard. P. /106-&10.

la? messager du roi h Sainte-Catherine de Fierbois. L’épée désignée, avec les cinq croix à la garde, est trouvée, dans un vieux coffre derrière le maitre-autel, et rapportée h Jeanne. En la recevant , elle voudrait déjà partir pour combattre. P. h 1 o-ft 1 5.

Conseil tenu par les généraux anglais, pendant lequel le comte de Soflfolk exprime la fantaisie de faire un échange de cadeaux avec le Bâtard d'Orléans. Il lui envoie des raisins et des lignes, la? général français répond â sa courtoisie en lui envoyant de in panne noire. Cependant une attaque contra la ville est ordonnée par Talbot. Lord Gray ira courir sous les murs d'Orléans et tâchera d’attirer les Français; lord Scales le soutiendra , taudis que Snffolk. FalslatT et le prévAtde Paris se tiendront en embuscade. P. 4i$-Aaâ.

la? Bâtard d'Orléans, prévenu de l'assaut qui se prépara, prend ses mesures pour le repousser. Il assigne à chacun son poste. Bataille. Lord Gray est tué par un boulot. Néanmoins les Français, après des pertes sensibles, sont repoussés dans les murs de la place. P. 4aA-Aa6.

Talbot et ses lieutenants, tout en déplorant la mort de lord Grav, se félicitent de leur vie-

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loire. Au contraire, 1» Français sc plaignent du résultat de la journée. Reuaut Guillaume et Vemade sont pris, beaucoup d'habitants de la ville ont été tués. Ils ont eu tort de sortir, à la lile, hors de leurs murailles. P. Aa~-43a.

ta roi fait compléter l'équipement de la Pucelle. 11 lui remet son é|)ée et les é|>crons dorés «les chevaliers. Puis il lui donne Jean d’Auion pour écuyer, tamis de Contes pour i>age. et, pour conduire ses gens d'armes, le seigneur de Rais et Ambroise de Loré. Remerclmcnts et protestations de dévouement de la Pucelle. qui prend congé du roi. Prière de Chartes pour le succès de son entreprise. P. 434-438.

Jeanne d'Arc arrive à Blois. De cette ville, elle fait écrire aux Anglais une lettre où elle leur signifie de se retirer et de remlre l«» villes qu'il» ont prises. Elle envoie son héraut porter cette lettre à Talbot. P. 438-444.

Suqirise «le Talbot à la réception de ce message. <rll faut que les Français soient bien lias, edil lord Scales. pour placer leur dernière espérance en celle fille.» — eC'est une mofrqiierie. «lisent les autres; le héraut sera jeté en prison.» P. 443-441).

Hésitation de ceux qui accompagnent la Pucelle sur la roule «pi'il convient de suivre pour arriver jusqua Orléans. ta sire de Rais émet l'avis de cheminer par la Sologne (rive gauche), et de passer la Loire devant Cliécy. Ambroise de taré approuve ce conseil, qui est mis à exécution. Arrivée à Chécy. P. 446-45 1.

ta receveur fait part aux défenseurs d'Orléans de la nouvelle qu'il a reçue de l'arrivée de la Pucelle. avec un renvoi de vivres et d'artillerie. Chacun s'en réjouit. On décide qu'on ira au-devant d'elle jusqu'à Chécy. ta Bâtard d’Orléans donne le signal et l'exemple du départ. Échange de compliments. tat Pucelle témoigne son impnlience d'arriver à Ori«:ans . mais on l'engage à attendre jusqu'au soir. P. 45 1 -456.

Entrée de la Pucelle à Orléans à la lueur des torches. Elle remercie de l'accueil qui lui est fait. Cependant elle s'inquiète du sort «le son messager. A sa demande, le Bâtard <T Orléans envoie deux hérauts à Talbot réclamer le messager du la Pucelle. Sur la menace de représailles contre les prisonniers anglais qui sont à Orléans, et non sans force injures contre Jeanne. Talbot sc décide à rendre le messager. P. 456-464.

Allocution adressée parla Pucelle. du haut «lulwulevard de la Belle-Croix . aux chefs anglais qui gardent les Tourelles, tard Glasdale . Falrenbridge . Molyns . lui répondent par les plus grossières insultes. Même tentative auprès de Talbot et de ses lieutenants, campés de l'autre câté de la taire. Elle a le même succès. Jeanne irritée prédit leur défaite et leur mort à Glasdale et à Talbot. P. 464-474.

ta Pucelle témoigne le désir d'attmpier la bastille de Sainl-taup. Elle encourage nomiuativement chaque capitaine et forme le plan d'attaque. Prise de celle bastille. P. 473-476.

Conseil tenu par les principaux défenseurs de la ville. Jeanne opine la première. Elle est d'avis de passer la Loire pour aller attaquer les Augustins et les Tourelles, ta Bâtard dOrléans s'en rapporte à elle et promet de la suivre. Toutefois, «piehpies capitaines. Alain Giron, James du Tillay. de Chailly. Kennedy, élèvent des objections fondé»* sur la difficulté de l’entreprise. Gaucourt répond «pi’il faut passer outre sans s'arrêter aux inconvénients signâtes. Sous l’étendard de la Pucelle. chacun d’eux en vaut mieux que cent. Villars et ta Hirc l'appuient. L'expédition aura lieu. P. 476-484.

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Talbot et les siens sont furieux de l'avantage remporté par les Fronçais à Saint-Loup. C'est Jeanne qui en est cause. Horribles menaces qu’ils profèrent contre elle. De leur côté, Giasdale et ses compagnons font entendre les mêmes plaintes. Ils songent à se défendre vigoureusement dans les Tourelles. Deux arches du jiont seront rompues et l'espace vide caché pur des fascines ipnlissonù). Le bailli de Mantes se charge de diriger ce travail. P. A8i-i«8.

Notre-Dame, saint Enverle et saint Aignan prient le Seigneur de venir en aide à la l'ucelle et aux Orléanais. Dieu répond que telle est son intention. La l'ucelle accomplira son œuvre, et par elle Charles recouvrera son royaume. Il envoie saint Aignan et saint Kuverte pour lu protéger et garder Orléans. Les deux saints partent joyeux pour exécuter cet ordre. I’. /188-âqa.

La l'ucelle. s'adressant aux capitaines français, dit qu'il est temps de passer la Ixure et d'attaquer les Anglais à Saint-Jean-le-Blanc. Le Bâtard d'Orléans. La Dire et le seigneur de Gruville répondent qu'ils sont prêta à la suivre , eux et leurs gens. Passage de la Loire et attaque de Saint-Jean-le-Blanc. Les \nglais résistent en vain, ils sont forcés dans les Augustins et repoussés derrière le boulevard des Tourelles. I'. Aga-Agy.

La l'ucelle se félicite du résultat de la journée du ti mai. Mais elle ne veut pas s en tenir là. Eile campera devant le fort pour l'attaquer le lendemain. La plupart des capitaines essayent de combattre relie résolution. Les Tourelles sont trop fortes et trop bien gardées. Jeanne répond que leurs opinions sont bonnes en apparence . mais que le sort des batailles dépend surtout de Dieu. Celui-là en vaut dix a qui il veut donner la victoire. Le projet d'attaque est maintenu. I*. à 97-500.

lilasdafe et les Anglais qui tiennent les Tourelles s'effrayent et s'irritent des exploits de la l’ucelle. cCe n'est pas une tille, c'est un diable! - Tous leurs efforts doivent se réunir pour s'emparer d'elle. Ils vont être attaqués, mais ils ont l'avantage de lu position. De leur côté, Talbot et ses lieutenants tiennent les mêmes pro|>os sur le compte de l’héroïne. Ils délibèrent s ils doivent secourir les Tourelles, mais ils se rassurent en songeant nu nombre et à la valeur de ceux qui défendent c-e fort. P. 6ost-5o8.

Le lendemain malin. 7' jour de mai. la l’ucelle harangue les capitaines français et engage chacun deux à bien faire son devoir. Ouïls chassent les Anglais de leur héritage et délivrent le roi Charles de ces anciens ennemis qui veulent lui ravir son royaume. Il sera sacré bientôt, mois non tout qu'un seul Anglais restera devant Orléans. Lassant est donné. La Pucelle est blessée. I.e Bâtard d’Orléans l’engage à se retirer du combat. La Mire. Sainte-Sévère. Sainlrailles, lui reprochent de trop s’ex|>oser. Que deviendrait l'armée sans elle? D'ailleurs, la plupart sont d'avis de ne pas recommencer l'assaut; mais Jeanne les supplie de 11e pas se décourager. P. 5o8-6iâ.

Elle ordonne à son écuyer. Jean de Metz, de la prévenir quand la pointe de son étendard louchera le mur des Tourelles . et se retire |K>ur prier. Nouvelle scène dans le Paradis. Dieu envoie saint Michel ranimer la conliance «le la jeune fille et lui promettre la victoire. P. 5i ô-5i 8.

Sur I avis que la queue de son étendard touche In muraille, l'héroïne engage les capitaines à recommencer l'assaut. Quelque* -qps font des objections; mais Poton de Sainlrailles. le

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baron de üoulunccs et lu Billard d Orléans lui duiinunt l'assurance qu'ils sont disjiosés à la suivre partout. Nouvelle attaque et prise des Tourelles, (ilasdale et plusieurs autres chefs anglais sont noyés dans la Loire. P. 5j8-5s3.

Discours de la Pucelle, qui se félicite de la victoire et rend gré ru à Dieu et ti la vierge Marie pour avoir fait triompher les armes françaises. Les chefs qui ont secondé Jeanne lui attribuent l’honneur de cette complète inespérés'. L'armée rentre à Orléans. Le receveur et les bourgeois viennent au-devant de leur liliératrice et lui adressent leurs reuicrrimcnts. Réjouissances générales. P. 5a3-53o.

Fureur et plaintes de Talbot. Il déplore amèrement les pertes que l'Angleterre a faites dans la personne detîlasdnlcetde ses vaillants compagnons. Il jure de renoncer it la chevalerie, s’il n’exerce de terribles représailles contre la Pucelle et les Français. Is duc de Bedfort . le comte de Somerset et autres seigneurs cherchent à le réconforter. La fortune des combats est incertaine. Les lamentations ne remédient à rien. Un conseil de tons les princes et capitaines décidera quel parti reste à prendre. Sur l'ordre de Talbot, un messager va convoquer plusieurs chefs anglais, entre autres Robin Héron et lord Falstaff, P. 53o-54o.

Le conseil s'ouvre par un discours du général de l'armée anglaise. Il revient sur la prise des Tourelles. Il se fiait au nombre et au courage éprouvé des défenseurs du fort; sans cela , il serait allé en personne les secourir, le; comte de Somerset émet le premier l'avis de lever le siège. Cette opinion est appuyée par le comte de SulTolk, John Pôle, llungerford et, en général , par tons les assistants, lei retraite est résolue. P. 5&0-548.

Cependant, à Orléans, le faiseur de guet vient prévenir lu Pucelle dus allées et venues qu'il a observées, pendant la nuit, dans le camp ennemi. Celle-ci prie le Bâtard d Orléans, qui est venu pour avoir des nouvelles de sa blessure, de faire sonneries trompettes etnssemliler les troupes. Les chefs réunis, la délibération commence. Tous les renseignements s'accordent sur ce point que les Anglais font leurs préparatifs de départ. Les laissera-t-on partir sans leur barrer le passage? Ix» sires de (îraville, de Hais. etc. ne sont pas de cet avis, a Ce serait une honte, dit le brave La Mire, de les laisser aller sans coup férir N Néanmoins la Pucelle pense qu'en l'honneur du dimanche on ne doit pas les assaillir, s’ils n’attaquent pas les premiers. On devra seulement sortir de la ville un ordre de bataille. Départ de l’armée anglaise. P. 548-556.

lu retour des troupes françaises . le receveur et les bourgeois d'Orléans témoignent leur reconnaissance b la Pucelle qui les a délivrés de ce long siège. Réponse de Jeanne : «C'est «Dieu qui a tout fait ut a eu pitié d'eux. Qu'ils eu gardent 5 jamais mémoire!- Quant 5 ■die . avant de partir |>our aller trouver le roi . elle les remercie de l'accueil qu'ils lui ont fait. Puis, s'adressant aux hommes de guerre, elle prend gracieusement congé deux, et désigne, pour l’accompagner, le baron de Coulonces et le sire de Hais. Tous se mettent a ses ordres, qu’il faille rester on la suivre. P. 556-567.

Entrevue de Charles VU et de la Pucelle. Le prince la remercie et la félicite de scs hauts faits. Jeanne lui rend compte du siège d’Orléans, dont les habitants ont grandement fait lcur dovoir. Elle le prie ensuite de vouloir bien se préparer an voyage de Reims. Le roi lui présente le duc d’Alençon , qui désonnais murebera de compagnie avec elle. P. 568- 576. «

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