‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 15 sur 222 · I.X II · texte numérisé non relu

I.X II

Discours de Charles aux seigneurs de sa cour. Il rappelle les événements qui viennent «le s'accomplir et les services que lui a rendus cette jeune fille envoyée du ciel. Maintenant elle veut le mener à Reims. Que doit-il faire? Le duc d'Alençon répond que le roi doit se confier à elle. Mais, avant de partir pour Reims, il faut délo;;cr les Anglais des villes qu'ils occupent sur les bords de la Loire. Il offre d'y aller avec Jeanne. Le sire de Rais et le baron de Coulonces sont du même avis. La Pucelle est rappelée. Le roi lui fait connaître le projet qui xient d'être approuvé. L’héroïne s’emploiera de grand cœur à l'exécution de ce plan , de concert avec le duc d'Alençon. I*. éçb-SHG.

Le duc et la Pucelle prennent congé du roi. Retour à Orléans. Joie des habitants en revoyant leur libératrice. Le Billard d'Orléans, le duc d’Alençon et les autres chefs, délibérant sur ce qu'il faut entreprendre, veulent connaître l'avis de la Pucelle. Elle propose de marcher sur Jargeau. A l'unanimité, les capitaines approuvent celte résolution. Jeanne, après avoir recommandé d’amener une partie de l’artillerie et particulièrement In bombarda Iti licrffîrc , indique le départ pour le lendemain matin. P. SHtî-âqH.

Dépendant un héraut anglais va prévenir le comte de Suffolk et ses frères, Jean et Alexandre, qui commandent à Jargeau . que les Français, la Pucelle it leur tète, se dirigent vers rette ville. Ceux-ci s'eu inquiètent : cette jeune fille leur a déjà fait bien du mal; ils la croyaient retournée dan» son village. Ils ordonnent tout pour une vigoureuse résistance. P. 5ç>8- Go8.

Harangue de la Pucelle aux capitaines avant de partir [mur Jargeau. Elle règle l'ordonnance de l'armée et assigne a chacun son poste. Les plus grands seigueurs. le duc d'Alençon, le comte de Vendôme . tous enfin, jurent de la suivre et de lui obéir. L'arrivée de l'armée française est signalée aux commandants de la garnison de Jargeau. Arrivée devant celte ville. Premier assaut infructueux. P. Go 8- G i G.

Le bruit se répand parmi les assiégeants que Jurgeau va être secouru par Talbot et lord Faislaff. partis île Paris à la tête d une grosse troupe. Dons le ronseil des chefs, on propose de lever le siège. Le duc d'Alençon et le Bâtard d'Orléans désirent savoir ce qu'en pense la Pucelle. Jeunne prend la parole pour les engager à persévérer. Interpellant directement I*a Dire : it Doit-on, dit-elle, se décourager après un seul assaut? Ce serait encourir un grand reproche.'" La Dire jure qu'il restera tant qu elle voudra et lui obéira jusqu'à la mort. Les autres suivent sou exemple. Le siège sera continué. Jeanne les remercie et exalte leur courage par un nouveau discours. P. Gt6-Ga6.

Le comte de Suffolk. s'adressant à ses frères et à scs lieutenants, les engage à ne pas désesjiérer et à faire bonne contenance. L’assaut a été meurtrier, mais . en résultat , défavorable aux Français. John et Alexandre Pôle abondent dans son sens. C'est surtout à Jeanne qu'ils en veulent, et ils se promettent de ne pas la ménager, si elle vient à portée de leurs coups. Préparatifs de défense. P. GqG-G.I i .

Nouvel assaut. Lue pierre énorme est lancée sur la Pucelle . et "chacun doit la voir choir sur sa tête." dit l'auteur. Les seigneurs français, effrayés, accourent près de la jeune fille qu'ils trouvent assise contre la muraille. Heureusement, la pierre , qui devait la tuer, s'est brisée en mille miettes. Mais ils en prennent occasion pour proposer la retraite. Nouveaux efforts de la Pucelle pour les retenir. Enfin l'artillerie. dirigée, suivant son conseil.

XIV SOMMAIRE

contre la Umr principale , fait une brèche par laquelle les Français entrent dans Jargeau. 1*. 63. -G.lti.

Le comte de Sufïolk et ses deux frères, Jolm et Alexandre, essayent de se sauver par le pont. Alexandra, le plus jeune, est tué par Guillaume ltenaul. Celui-ci rejoint ensuite le comte et le somme de se rendre. Suflblk n'y consent qu'après avoir armé chevalier son adversaire. Après quoi Guillaume Remiut songe ïi mettra son prisonnier en sûreté. P. 636-643.

Harangue de la Pucelle. qui rend gril ce à Dieu de la prise de Jargeau. Le duc d'Alençon propose d’en donner la garde à Thudual de kormoisan. Celui-ci. par modestie, se défend d'accepter cette charge, mais en vain; le choix est confirmé. Retour ïi Orléans. Compliments adressés à l'héroïne par le receveur et les lmurgeois. P. 6&3-66o.

Un messager vient annoncer à Talbot et aux généraux anglais la défaite de leurs armes devant Jargeau. Nouvelle occasion pour Talhol d'exhaler sa rage. Les lords Seules et Falslafl s'efforcent de le calmer. Ils iront a la rencontre des Français et trouveront bien le moment de prendre leur revanche. P. 65 1-667.

La Pucelle envoie un messager nu rai pour lui annoncer In prise de Jargeau. et le prier de se rendre à Orléans. En attendant, elle propose d aller assiéger Beaugcncy, en passant par Meung. Le moment est favorable. De nouveaux seigneurs sont venus rejoindre l'armée : ce sont h» deux sires de Laval, les sires de Chaumigny cl de la Tour d'Auvergne. La volonté de Dieu est visiblement que les Anglais soient chassés du royaume. Tous les chefs répètent l'un après l'autre qu’ils agiront suivant son désir. P. 667-677.

l/> message de In Pucelle est transmis au roi. Réponse du roi. Sur la demande expresse du duc d'Alençon, la Pucelle indique dans quel ordre l'armée marchera sur Benugency. P. 677-687.

La guette du château de Meung signale au capitaine Rongeforl (Hungerford?) l’arrivée des Français. Prise de la bastille élevée devant le pont de Meung. La Pucelle péris*» que. sans s’arrêter devant In ville, il faut marcher sur Reaugency. Beaugency pris, on aura Meung quand on voudra. Approbation unanime. On décide qu'on partira le lendemain à la )>oin!e du jour. P. 687-694.

Lamentations du capitaine de Beaugency. Naguère il suffisait de dix Anglais pour décontire cent Français. Malédiction sur la Pucelle qui a fait changer la face des choses! Il s'effraye du sort réservé a ceux qui sont dans la place. Lord Seal es l’invite à ne pas se montrer si effrayé. Le prévôt de Paris donne l'idée d'un moyen de défense. Près de In porte du jimil se trouvent beaucoup de caves ou citernes. Il faut y faire cacher une troupe d'hommes résolus. Quand les Français seront engagés dans In ville, l'embuscade sortira et leur coupera In retraite. Ce plan est approuvé, et l'exécution en est confiée au sénéchal de Beaugeney. P. 690-704.

Long monologue du cumto. de Richeraonl. qui. considérant les grands événements qui viennent de s accomplir, déplore son inaction. Le roi est irrité contre lui à couse de la mort du sire de Giac. Néanmoins il est connétable de France; il se rendra à l'armée et priera la Pucelle d'intercéder pour lui. Il ordonne à son sénéchal de faire préparer ses hommes ïi se mettre en campagne. P. 70/1-708.

Jeanne fait sonner les trompettes dans le camp français. ** L'aube parait, dit-elle aux capi-

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