‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 165 sur 222 · LE SIRE D'ESCALES · texte numérisé non relu

LE SIRE D'ESCALES

Geste place cy qu'il ont prise Nous donne esbayssement;

F* 353 «*. Ne scay comment i l'ont surprise. *3-<.i90

Je n’y entent riens nullement.

Je ne cuide point autrement Que ce ne soit ceste Pucclle;

Que, depuis «pie vint, vrayement

Nous n’avons eu bonne nouvelle. iS.oo-»

C’est celle qui nous a gastez.

Par avant, obtenyons victoyre,

Nulluy ne nous contredisoit,

Et nul ne disoit du contraire.

La faulce, maudite bergiere, iA.ooo

Qui nous a ainsi desvoyez !

Par la mort bien! elle est sorcière;

Elle a fait Glasidas noyer.

DEC DE SOMBRESET.

Mcsseigneurs, je croy et me semble

Qu’i vault mieulx nous dessemparer. >a.ooô

Demain au matin, tous ensemble,

Estre en point et bien armez.

Et bien en bataille rangez.

En nous en allant doulcement;

Et se sur nous viennent frapper, »4<n«o

Deflendre se fault vaillamment.

CONTE DE SUFFORT

Ainsi faire conseillcroye.

F* 35A t'. Au plus matin nous assemblons;

De harnoiz cbascun se pourvoyc,

Que peut estre nous assauldrons.

A tout le moins nous détiendrons; Et ayons trestout bon coraige.

Que nous perdrons ou gaignerons Et ne l’aront pas davantaige.

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