LE SIRE DE UONGREFORT
Demain, savez, il est dimenclic;
Y ne se doubleront point de nous.
S’i viennent, chascun se revenehc, Et ne doubtez à donner coups;
Mès s’i nous lessent en repoux Sans aucunncment guerroyer, Allons nous en en nostre oust
Et pensons du siégé lever.
MESSIRE JE1IAN DE LA POLLK
Puis qu’ainsi fortune a volu Geste journée cy avenir,
Et que je voy qu’il est conclu , Simplesse est nous y plus tenir.
En pièce pourrions parvenir Recouvrer ce qui est perdu,
Et nous vault mieulx abstenir Que estre tout point confondu.
AL1XANDRE DE LA POLLK.
Y me fait grant mal de cecy;
Mais quoy ! il n’y a nul remede.
Il le fault prandre tout ainsi, Priant Dieu aulrcITois nous ayde, Et que puissions, par sa conduite, Sur François acquérir vengence,
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Et sur In Puccllc maudite Qui tant nous fait de desplaisance.
FOUQUAMBERGE.
Au regard du fait de la guerre,
Souvent le plus fort ne l’a pas.
Quant les François nous vindrent querre, 11 csloient dix contre trois.
Que nous amendons le harnois Et les vivres devers Paris;
N’eussent pas le bon les François Au près de Rouvray Saint Denis.
LE SIRE D’ESCALLKS.
Pour eulx ne fut pas la journée;
Toute la noblesse de France Y fut là soubmise et tuée.
Et tout par leur oultrecuidance :
Que bien souvent qui trop s’avance Son fait ne vient pas en avant.
Bien y parrut par leur oultrance,
Quant vint la journée des Harans.
MESSIRE SIMON MOYHIER.
Se de présent nous en allons,
Ce n’est point noslrc deshonneur,
Que les François blessez avons De nostre puissance et vigueur.
Nous avons destruit leur labeur,
Leur ville, fauxbours et églises,
Que de cent ans, j’en suis bien seur.
De leur perte ne seront remises.
t A,ofîo