‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 167 sur 222 · MESS1RE THOMAS RAMETON · texte numérisé non relu

MESS1RE THOMAS RAMETON

Messcigneurs, je congnois en vous Que vouliez le siège lever,

Et je suis bien de ce propoux 16,070

Que ainsi faire le devez.

Mès aussi fault voye trouver Avoir Glasidas et les princes,

Et en noz pays les mener,

P* 355 v\ En priant pour eulx saint et saintes. 16.075

ROBIN HERON", cappitainc.

Bien suis de ce consentement Que levyons le siège demain,

Et que soyons totallement Tous armez et au plus matin;

Que se François nous font butin, . 16,080

A tout le moins serons nous prest Pour nous defl’cndrc main à main,

L’espéc et la lance en arrest.

TALLEBOT.

Çà, messcigneurs, puisqu’il vous plaisl,

Avez dit vos oppiniotis, i6,o85

Les acompiiray sans arrest Et aussi atos intencions.

Demain donques nous partirons Au plus matin, trestous ensemble En bataille, et nous en yrons 16,090

A Meung; il est bon, ce me semble.

Les mors, je les feray mener A Chartres, en la grande eglise,

El lù feray pour eulx prier

De tous les prostrés, sans faintise, ><1,095

Et en terre par bonne guise,

Ainsi que il ont bien desservi, p 356 r\ Priant Dieu qu'i les preigne et vise Trcstous ensemble avecqucs luy.

Adonl icy y a pause. — Et chascun des Anglois fera son bagaige , et serrant leurs biens toute la nuyt et se armeront. Puis après vient a la Pucelle ung faiseur de guet :

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