‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 180 sur 222 · LE CONTE DE VBNDOSME · texte numérisé non relu

LE CONTE DE VBNDOSME

Vous dictes toute vérité :

Le delayer rien ne nous vault;

Point ne sommes en seureté, 15,370

Et semble que ne nous en chault.

On ne doit point craindre lassault De Jargueau ou en autre part;

Mès y doit on, sans nul delTault,

Les assaillir de part en part. 13,375

Noz gens sont frais et rcfraichiz,

Et perdent leur force et coraige Pour tant en repoux les tenir Que ainsi que en reclusaige.

Y convient faire ce voyage i5,38«

Droit à Jargueau, y n’est pas loing,

Et la Polie qui est en cage,

La resveiller à ung matin *.

MESSIRK FLEURANT DTLLIBRS.

Messire Jehan et Alixandre,

Ses deux freres, sont avec lui; 1 5,385

De là les fault faire descendre Et leur donner ung peu d’ennuy.

Si vouldroye que aujourd’uy

’ Jeu «le mot* sur le nom du chef anglais, qu'on |irommçail J.n Poule.

Nous partissions pour y aller;

Croyez que desplaisanl je suy 15.390

Que je ne les vois resveiller.

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