I 9.1 OÙ
LF. MISTF.RE DU SIEGE D ORLEANS.
DUC D'ALANSON.
Bien suis de ceste oppinion Que pour leur vie seulement,
Puisqu’i requièrent le pardon, «9, no
Ou leur octroyé bonnement,
Voire et que diligemment Vident anuyt ains que matin,
Sans enporter riens nullement
Fors ung bâton blanc en leur poing. 1 9, 1 -» f»
Je say bien que se nous volons D’eux nului n'en réchappera;
Mès de la paine nous donront Et du temps perdu y sera.
Des nostres aucuns demorra ig.i3u
Peut estre, dont sera dommage;
Sy leur fra on, qui me croyra, ling bien petit plus d’avantage.
GRAV1LLE
Sy est qu’i s’en pourront aller
A tout leurs chevaux et harnois, 19,135
Et sans autre chose emporter De leurs biens qui vaille ung tournois.
Et dès anuyt les volons vois Devant nous tous les deppartir,
Qu’i ny demorra nul- Anglois 19.^0
S’i ne veult la mort encourir.
POTON
Puisqu’i sont venuz à merci
Semble c’on les doit recepvoir.
Sont gens de guerre et nous aussi;
Ne sait où on ce peut trou voir. '9»,45
Bien say, se les voloir avoir,
Vous les aurez sans nulle faulte,
Et n’arrestront ne main ne soir Devant vostre armée noble et haulte.
LA HIRE
Mès comme on m’a yci dit, '9>'^°
Pour leurs harnois et leurs chevaux Ne leur doit point estre escondit;
N’est pas chose qui guicre vault.
Dès aujourd’uy par mons et vault
S'en yronl à leur adventure, «9,!>&
Et leur octroyez, ne vous chault :
Les recouvrez, se ce temps dure.