‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 29 sur 222 · MESSIRE GAULTIER DE HONGRESFORT · texte numérisé non relu

MESSIRE GAULTIER DE HONGRESFORT

.J’ay ouy cy et entendu Voz diz et voz oppinions.

Lesquelles, comme j’ay conceu,

Très belles et très bonnes sont.

Si est que pas nous ne devons Aller à Orléans le premier.

Et que avoir fault les environs,

Adfin qu’on le puisse enclouer.

Je ne doubte point autrement Qu i ne facent resistencc,

, Et nous donneront empeschement, S’y peuvent, de toute leur puissance.

C’est une des villes de France,

Et là où leur, roy plus se fie.

Qui plus nous donnera de nuysance, Je le scay bien, je vous affye.

Neantmoins fault il que l’ayez,

Ou autrement ne faictcs riens;

Et en vain vous vous travaillez.

Se vous ne conquostez Orléans;

Et, pour l’avoir, il faut avant Prandre Bourges et autres villes,

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Puis les cnclorre là dedans,

Enfermer en leurs bastilles.

LANCELOT DE LISLE, le Bailly de Chartres, marcarlial.

Vos oppinions et propoux . »à«5

Sont très bons, je non double mve,

Et bien propposfez] à vous tous Que la chose soit accomplie;

Mais, s’il vous plaist, que je vous dye

Mon advis, ainsi qu’il me semble, . >*?o

Cy, devant vostre seigneurie.

Et puis que nous sommes ensemble.

Vous parlez d’aller en Berry,

A Bourges et en autre part;

On en pourroit estre marry >^5

D’avoir actendu ung peu tari.

Les Orlenois sont à l’esquart ,

Tous les jours, à vous escouter,

Oreillant, comme le regnart.

S’y verron[t] riens de tous cousiez. >o»o

Je dy qu’on doit aller à eulx Tout de bout et de les sommer;

Et, se les trouvez rigoreux,

Plainement de les desfyer,

Ne autre part ailleurs n’allez; usa

Et que vous les lessez en paix,

* Hz diront que vous n’oserez,

Et vous, en seront plus pervers.

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