‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 56 sur 222 · LE SIKH DE DUNOIS · texte numérisé non relu

LE SIKH DE DUNOIS

Très nobles et vaillans seigneurs,

Vous voyez l’alegacion.

Les peines, travaulx et labeurs Du Roy, et lamentacion.

\ ous a fait icy mencion L)e son cas et de son alïaire.

Aussi de son intencion;

Devant ung chascun la declaire.

Il luy plaist que dedans Orléans Nous y aillons les secourir.

Auquel sont les Anglois devant,

Qui vont à leurs portes courir.

Et sommes assez advertiz (loin ment il ont le siégé mis.

Dont le Roy en a desplaisir.

Et veult secourir ses amis.

Si suis prest et appareillé A y aller avecques vous,

Tout résolu et conseillé,

Pour les secourir devant tout.

Et, s’i vous plaist, cy voz propoux En direz et voz volantez;

Puis nous conclurrons, entre nous,

Voz plaisirs et voz libertés.

SAINTE SUAIRE

Mon chier seigneur, jà Dieu ne vueilie Que je soye contredisant ;

A vostre plaisir, m’apareille De vous servir moy et mes gens.

Par vostre bon voloir plaisant,

M’avez fait vostre mareschal.

Si vous vueil servir en tous sens.

Chier sire, à pié et à cheval.

LE SIRE DU BlIKIL.

Je n’ay pas autre volanté.

Chier sire, que de vous servir,

Vostre je suis, de vérité,

A faire tout vostre plaisir.

Et dedans Orléans j’ay désir A y aller, sans plus atendre,

Pour sur les faulx Anglois corir,

Pour voloir le pays deiïendre.

CHABANNES

Sire, ne vous doublez de moy,

Que ma volonté si est telle De vous servir, comme je doy,

En vostre très juste querelle.

S’aucun est qui vous soit rebelle.

Soit par guerre ou soit autrement.

Par voye diverse et cruelle,

J’en vueil acquérir vengement.

LE SIRE DE CHAUMONT

Quant à de moy, j’é bon voloir De corir sus noz anemis,

Du tout en tout, à mon povoir,

Et y employer mes amis.

Sy est tout le plus grant désir Que de vous servir, mon chier sire, Acomplir du tout voz dis Devant chacun , sans contredire.

THEAULDE DE VALLEPAIGNE.

Quant il vous plaisa partirons.

Que moy et mes gens sommes preslz .

Et à Orléans nous en yrons ,

Sans plus icy faire d’arrest,

Que les Anglois sont au plus près.

De fait y ont le siégé mis,

Et fait beaucoup de grans excès,

De noz gens navrez et occis.

LA HIRE

Sire, vous nous avez mandé,

Et venuz sommes en presence ;

Si voy vostre voloir fondé En toute bonne esperance.

Anglois si vous font violance A Orléans, et si font ailleurs;

Si convient mectre provoyance AH’encontre de leurs erreurs.

Je vous pry que sans tarder plus.

Que nous partions pour y aller.

De nous tenir ce sont abus,

Riens ne nous vault le séjourner.

F* i « 7 r\ S’i vous plaist, congié nous donrez.

Et pour y aller partirons.

J'ay désir Anglois resveillier,

Et m’est tart que nous les voyons.

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