‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 87 sur 222 · NOSTRE DAME · texte numérisé non relu

NOSTRE DAME

Ah! mon filz, ayez congnoissauce De la boime et humble prière Du roy Charles, qui en présence Vous a requis de son affaire.

Y recongnoist son vitupéré, .

En vous en requérant pardon.

Dont il se humlie à mémoire;

Chier Glz, ne le lessez pas don*.

1 De finie airt, ignoble, le cootr»ire de débonnaire (de bonne 11 ire). ‘ Donc.

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LF, MISTRRK DU SIEGE D’ORLEANS.

SAINT EUVERTRB.

Pere puissaiit ! nous vous prions.

Vous plaise le Roy secourir,

Et ceux d’Orléans, tout tant qui sont, r 17c >*. Kn paix et union tenir.

Je les ay aymcz et chcriz, »

Et pour ce que leur patron suis,

Par vostre saint nom, sans faillir.

Leur evesque je fus jadis.

SAINT AIGN'AN.

Chier Sire! vous ne lerez pas Le royaulme ainsi estre sou Liais, Par gens estranges mis au bas.

Le bon roy crestien desmis; Pareillement noz bons amis D’Orléans, dont evesque je fus.

Qui en leur devoir se sont mis Et bien loyaulment delTendus.

DIEU

More et vous, niez bons amis,

Vueil entendre à vostre requeste.

Combien les avoye permis A malédiction celeste.

Pour leur vie laulse et deshonneste .

Et François principalement;

Et vueil que on les admonnestc • Que pugniz seront grandement.

Le royaulme je recouvrcray Au roy Charles par sa pricre ,

LE MISTBRE DU SIEÜE D'ORLEANS.

Et on honneur l’exaucerav,

Que tout temps en sera mémoire.

Sans que François ayant la gloire De avoir par culx recouvert.

Ne leur en donray la victoire:

On les verra è descouvert.

Michel ange, entend à moy :

Je veuil par toy faire messaige.

Pour subvenir au desarroy De Frunce, le noble heritaige.

En Barois y ras en voyaige.

Et feras ce que je te dy. ,

Au plus près d’un petit village Lequel est nommé Dompremy,

Qui est situé en la terre El seigneurie de Vaucoleur,

Là trou verras, sans plus enquerre.

Une pucelle par honneur.

En elle est toute doulceur.

Bonne, juste et innocente.

Qui mayme du parfont du tueur, Honnestc, sage et bien prudente.

Tu luy diras que je luy mande Qu’en elle sera ma vertu ,

El que par elle on entende L’orgueil des François abatu;

Et que je me suis consentu Recouvrer le royaulme de France, Et par elle sera debatu Contre les Anglois par oultram e.

Premièrement, tu luy diras Que par elle vueil qu’i soit fait .

Et de par moy luy commanderas

Qu’i soit acomply et parfait.

Sy est qu elle voise de fait Pour lever le siégé d'Orléans,

Chasser les Anglois à destroit ,

S’y ne s’en vont incontiuant.

Puis après, elle le menra,

Le roy Charles, sacrer à Pains.

De par moy elle acomplira Et en parviendra à ces fins :

Que de ce ne se doubte point :

Ma vertu sera avec elle,

Pour acomplir de point en point Par icelle jeune pucelle.

Dy luy aussi pareillement Quelle se veste en abit domine;

Je luy donray le hardiment,

Pour mieulx que le cas se consomme.

Puis elle s’en yra en somme Devers Robert de Baudricourl,

Pour l'amener en ceste forme Devers le Roy et en sa court.

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