‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 70 sur 158 · LE SIRE DE VERDUNG · texte numérisé non relu

LE SIRE DE VERDUNG

Roy très puissant, je prends cungié .

De vous icy présentement; 6670

Qui m'est tart que soye ren<jé

En bataille certainement - a

Encontre Anglois; que faulsement

\eullent le royaulme chalangier';

A tort, sans cause et aultrement ' 6680

Le veullenl ainsi laidenjjier^.

, VILLARS. ,,, ] ,; ^,,,, ,, ,

Sire, de vous congié prenons, ' ; ' '■'■'['

Faire nous convient diligence; ' ''

Que ceulx d'Orléans joyeulx seront

De nous voir en telle puissance. 6685

Et leur est tart, comme je pense.

De savoir de nous des nouvelles,

Et aussi de vostre ordonnance;

Que y se fient tous en ycelles.

P i64 r°. SAINTRAILLES. , ,,,,;..,'

A Orléans, sire, nous allons ' * 6690

Pour eschever le demeurant;

Bien à besoigner nous y arons.

Ce croy. ainsi que je prêtant. '; ■ "''-"'

Si vous pry, soyez souvenant, <'■' ■>'<^['>

Ayant de voz amis mémoire; C695

Que nous ferons, se Dieu plaist, tant

Que ce sera à vostre gloire.

PÛTON. .,,,,, .,,;,

Sire, ayez parfaicte fiance ' '" '"'.

Que loyaulment vous servirons

De corps, d'armes et de chevance; ■■'. 6700

' Terme de di'oit, revendiquer.

' Outrager, couvrir d'ignominie. ....'(-.. 1.- •• , • • tiwu'i.!'; ; !.'

260 LE MISTERE DU SIEGE D'OHLEANS.

Et de tout tant que nous pourrons

Voz aneniis combaterons,

En detTendant vostre querelle.

Et de tout point les destruiroas

De leur mauvaitié très rebelle. , •J?»''

LE ROY

Mes amis, à Dieu vous coniniant.

Que Dieu vous vueille bien conduire; Faictes si bien qu'on puisse dire Que acquis avez vengenient.

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