‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 9 sur 158 · PREFACE. XI · texte numérisé non relu

PREFACE. XI

clans la première partie, et chaque l'ois le titre de sire ou comte de Dunois est employé' seul ou précède la désignation Bâtard d'Orléans. Dans la seconde partie, au contraire, il figure quatre-vingthuit fois, et pas une seule avec le titre qu'il reçut en i'i3c). ^i l'auteur ni les personnages qu'il met en scène, circonstance plus remarquable, ne l'honorent de cette qualification.

Dieu gard le Bastard d'Orléans ' !

C'est ainsi qu'on le salue.

Bastard d'Orléans, mon chier aniy, Vous, Bastard d'Orléans, mon chier sire.

C'est en ces termes que s'adresse à lui la Pucelle"'. Personne ne l'appelle autrement.

Cette distinction si frappante naurait-elle d'autre cause qu un caprice de l'auteur ou du hasard? Nous ne l'avons pas cru. Elle provient, selon nous, de ce que le Mystère du siège d'Orléans ne l'enfermait, dans l'origine, que le siège d'Orléans pro|)rement dit, et ne commençait qu'avec l'année lûac), au moment où les Anglais, maîtres des défenses extérieures de la cité, pouvaient dire des Orléanais :

De leur terre nous avons

Jusques aux portes de leur ville , Pour en faire ce que vouldrons Comme de nostre domicilie.

Ou encore :

Or povons nous pour le présent Bien assiger tout à l'entour

' P-3ai. "^KJ. i5g,/iGu. kùi . Itù-j. h'j'à. ''ii)'j .

P. 549, 555. Voyez encore p. iiy. Sog. 56-2. (iio. 685, 797. 780.

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