LE MIXTE AU XVIIP SIÈCLE : L'ÉCOLE EMPIRIQUE
miner la révolution antiphlogistique d'où sortira la chimie moderne, deux Ecoles sont aux prises, dont chacune prétend connaître seule la vraie méthode ; Tune, séduite par l'exemple de la mécanique céleste, tente de ramener toutes les réactions à une mécanique chimique fondée sur rhypothèse de l'affinité ; Fautre, se riant de cette hâte à vouloir réduire en système des faits encore mal connus, proclame les droits exclusifs de l'expérience à l'étude des combinaisons et des décompositions ; mais l'une et l'autre s'accordent en un point ; chimistes-physiciens et chimistes-empiriques conçoivent de la même manière la constitution du mixte ; et la notion qu'ils admettent est, dans ses traits essentiels, celle qu'avaient formée les atomistes de l'antique Hellade, celle qu'ont transmise les philosophes Epicuriens ou Cartésiens.
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