PL. XVIII
Photo D. A. Loiii^uet.
Fabre (A. F.). Ses meubles de boudoir ont figuré en 1919 au Salon d'Automne.
Fréchet (Emile-André), bien qu'il expose seulement depuis 1917 au Salon d'Automne, aux Artistes Décorateurs, au Musée Galliéra, n'a rien d'un débutant. Ses premiers meubles datent de 1906, et il en a donné depuis un nombre important, tantôt répondant à des besoins particuliers, tantôt étudiés en vue de la fabrication en série. Dans la première catégorie, on peut citer comme particulièrement représentatif de sa manière l'ameublement complet de bureau en ébène macassar orné d'une frise en marqueterie de bronze et d'ébène amarante, exécuté pour M. B. Levasseur (Musée Galliéra, 1918); dans la seconde catégorie, les salles à manger et chambres exposées en 1918 au Conservatoire des Arts et Métiers. M. André Fréchet est directeur de l'École Boulle.
Gabriel (René). A exposé en 1920 au Salon des Artistes Décorateurs une chambre en noyer ciré pour petite fille, jugée très réussie.
Groult (André). Un des réalisateurs les plus complets qui se révélèrent depuis 1910. Même lorsque ses meubles portent la trace d'une extrême originalité, ils demeurent intéressants en tant que meubles. La forme en est étudiée dans une note ample et robuste, qui s'apparente aussi bien au Louis XIV qu'au Louis-Philippe; le bois, toujours choisi avec
soin, intervient directement comme élément décoratif. André Groult expose depuis 1910 au Salon d'Automne et à celui des Artistes Décorateurs.
Hellé (André). Illustrateur, décorateur et créateur de jouets, a complété son œuvre presque entièrement vouée à l'enfance en composant depuis 1910 de nombreuses chambres et salles de récréation dont on a apprécié les qualités de verve et d'observation.
HuiLLARD (Paul-Émile) pousse très loin l'étude de ses meubles et ne recule pas devant des innovations parfois hardies. Il a, en particulier, une conception du buffet de salle à manger qui lui est personnelle, et à laquelle il revient volontiers. Ses meubles sont toutefois, en général, sobres de lignes, pratiques et confortables. Il a songé aussi au meuble populaire et présentait au Salon d'Automne de 1919 des mobiliers d'office et de salle à manger pour l'exécution en série, qui plurent par leur aspect neuf, robuste et jovial.
Jaulmes (Gustave) un des peintres décorateurs les plus brillants d'aujourd'hui, a exposé au Salon d'Automne de 1913 une salle à manger exécutée par la Maison Damon et Berteaux, et dans laquelle M. P. Verneuil (Art et Décoration), voit « un excellent ensemble, d'un art délicat et bien français, sans réminiscences directes des styles passés et sans les outrances qu'impose la recherche de la nouveauté à tout prix ».
LucET et Lahalle exposaient au Salon d'Automne, en 1913, une « excellente salle à manger, très bien composée, moderne sans outrances déplaisantes et d'une jolie intimité » (M. P. Verneuil) et en 1919 un ensemble (armoire-vitrine, meuble d'appui, guéridon) d'une originalité sensiblement moins mesurée.
Mallet-Stevens (R.) exposait au Salon d'Automne de 1913 un hall pour une villa à Deauville et un salon de musique ainsi appréciée dans la revue Art et Décoration : « Cela est clair, net, et accueillant malgré un peu de raideur. La disposition générale, blanc et vermillon, est pleine de gaîté. Cela a son importance. Le salon de musique, destiné à la même villa, est à mon goût moins réussi. Sans doute, la disposition architecturale d'ensemble est bonne, mais un peu pauvre pour un salon, même de musique. Pour écouter celle-ci, un peu de confort est nécessaire. Le trouvera-t-on sur ces sièges raides, secs et d'un aspect rébarbatif? L'harmonie générale est assez acide, sans être absolument désagréable, cependant : vert Véronèse, jaune de chrome, cendre bleue et blanc. Et ce qui montre le défaut de composition, ou le défaut d'études d'une telle pièce, c'est qu'on ne trouve dans le salon ni plus de préciosité, ni plus de confort, ni plus de richesse, ni plus de recherches que dans le vestibule, qui me semble beaucoup mieux réussi ».
8o l'art français depuis vingt ans
Mare (André), expose au Salon d'Automne et au Salon des Décorateurs depuis 1910. André Mare débuta par des improvisations qui parurent l'amusement d'un artiste plein de verve et de fantaisie. Sa production a gagné depuis en homogénéité, et les ensembles réalisés par lui en collaboration avec Louis Sue, d'un modernisme qui se rattache volontiers au Louis-Philippe, sont souvent plaisants et harmonieux.
Martine. C'est M. Paul Poiret, couturier, qui a fondé vers 1910 la Maison Martine, ainsi que l'École d'Art décoratif destinée à alimenter en nouveautés (meubles et tissus décoratifs) cette maison de commerce.
More (César) exposait au Salon d'Automne (1919) une coiffeuse en ébène ornée d'ivoire.
MouvEAU et Joubert ont exposé au Salon d'Automne de 1919 une salle à manger et au Salon des Artistes-Décorateurs de 1920 un boudoir. « Leur style suit tout doucement, avec une tendre loyauté, la tradition française. » (J. L. Vaudoyer).
Nathan (Fernand) expose depuis I9t3 au Salon des Artistes Décorateurs et au Salon d'Automne. Comme Francis-Jourdain, comme Maurice Dufrène, Gallerey, etc.. il est partisan de l'action directe sur le public :
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