PREMIÈRES ORIENTATIONS
PENDANT tout le dernier tiers du xix* siècle, l'art décoratif français hésita entre les sources et les influences diverses qui, successivement, s'offrirent à son appétit de recherches et de rénovation; mais, même au début, rien ne sembla le disposer à reprendre la tradition au point où elle était restée, c'est-à-dire pour les uns au Louis XVI, pour les autres à l'Empire, voire au Louis-Philippe. Les écrits et les travaux de Viollet-le-Duc sollicitaient les artistes à la connaissance du moyen âge, dont ils mettaient en évidence la solide raison, et peutêtre davantage le pittoresque parfois débordant. La littérature romantique à son déclin, mais dont l'influence demeurait vivace, contribuait encore à propager cette conception d'un renouveau vivifié d'archaïsmes. Puis se multiplièrent les diversions les plus inattendues. L'ascension simultanée du réalisme et du symbolisme, les doctrines de Ruskin et de Wil-