Houtin, p
4. G. Fonsegrive, dans Quinzaine, 1899, t. xxvii, p. 313. Cf. Reçue chrétienne, 1898, t. xlv, p. 267.
5. The genesis of k americanism », dans Norlhamerican review, mai 1900 (et non pas juillet, comme l'écrit A. Houtin, p. 414), t. clxx, p. 679- 693. Larges extraits dans Houtin, p. .415-424.
La littérature américaniste est presque entièrement en langue étrangère, et l'américanisme lui-même était chose inconnue aux Etats-Unis jusqu'au moment où la nouvelle de sa condamnation fut câblée de Rome ^.
Mais leurs adversaires eurent beau jeu à rappeler que V. Charbonnel, quand il prônait son congrès des religions, aimait le présenter comme une œuvre « de tolérance et d'union religieuse ^ », au profit de ce qu'il devait appeler un peu plus tard « l'utilisation sociale des croyances^ »; que les initiatives individualistes et la primauté des vertus actives avaient été ouvertement défendues par les partisans de l'anaéricanisme ; que, dans les colonnes de la Justice socialp-i M. Naudet avait mis en cause l'actualité de l'Imitation *. Le moins qu'on puisse dire, c'est que, même dans l'ordre de l'apostolat, des imprudences avaient été commises. , ,
La doctrine elle-même n'aurait-elle pas été atteinte ou menacée ? Au moins en France, au témoignage de Mgr Péchenard, l'américanisme « apparut comme un système complet, où se rencontraient pêle-naêle des opinions relatiA^es au dogme, à la discipline, à la vie chrétienne et religieuse, et des doctrines démocratiques et sociales ^ ». Or, de ces « opinions » dogmatiques plus d'une était faite pour inspirer des inquiétudes. Il n'est pas indifférent de noter qu'au terme d'un long article V. Charbonnel, après son «évasion », le représentait comme « une sorte de néo-protestantisme ® ».
1. P. 679. « Il y a tout lieu de croire que cette réponse émane^de Mgr Ireland en personne (A. Houtin, p. 414-415) et il est certain que, s'il ne l'a pas écrite lui-même, il a en été le véritable inspirateur et qu'il a eu soin de la faire traduire en français. »
Cette traduction, due à G. Grappe, a paru dans le Spectateur catholique de juillet 1 900, sous ce titre : La genèse de V américanisme. Histoire d'une hérésie fantôme, dont la seconde partie n'appartient pas a l'original. Le terme n'en a, pas moins été retenu comme-définitif, etM. Loisy {Choses passées, p. 264) croit devoir encore parler de cette 'c hérésie fantôme..,, dont on n'a jamais pu découvrir, soit dans l'ancien, soit dans le nouveau monde, un seul authentique représentant. »