‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 108 sur 451 · Voir Civiltà catiolica, 1901, t. i, p · texte numérisé non relu

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sait toute espèce de développement, et ne voulait donner à l'œuvre de Newman "^ que la valeur d'une confession subjective? Plus éclairé, J. Fontaine admettait le développement des dogmes et en indiquait assez bien les «deux facteurs... : Dieu qui nous les révèle par des manifestations successives et l'esprit humain qui les reçoit et trop souvent y mêle ses conceptions les plus défectueuses 2.» Mais de ces contingences bumaines toute sa polémique tendait pratiquement à exclure la considération.

Aussi le P. Lagrange de revendiquer sur le ton le plus ferme, à côté de la synthèse scolastiquè, les droits de la critique positive. « Le théologien scolastiquè, disait-il, possède les vérités catholiques à l'état de terme; l'exégète se fait un point d'honneur de ne mêler aucun de ses concepts, fût-il vrai, fût-il de foi, à ce que dit son texte. C'est le pur sens du texte qu'il cherche à extraire des mots^. » « L'investigation des faits, sans exclure les faits nouveaux, déclaraient pareillement les théologiens de Toulouse*, est un devoir de probité qui n'est propre à aucune confession... Un clergé manque à sa charge d'âmes s'il ferme les yeux. » Tous insistaient avec force sur la prétention injuste autant qu'injurieuse de solidariser critique et protestantisme ^. La critique naissante n'entendait pas se laisser juguler au berceau.

Mais, parmi les tenants eux-mêmes de la « théologie critique », une discrimination commençait à s'établir. En regard d'une gauche émancipée de toute règle dogmatique, on pouvait déjà voir s'affirmer une droite, qui revendiquait avec une égale fermeté le magistère suprême de la foi et de l'autorité qui en a la garde.

Tandis, en effet, que L. de Grandmaison voyait encore

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