‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 110 sur 451 · Voii: iïécue 6i6iigue, 1897, t. VI, p · texte numérisé non relu

Voii: iïécue 6i6iigue, 1897, t. VI, p

H. Margival ■■•. « Une subtile allégorie, écrivait-il, enveloppe tout l'Essai, qui... nous permet de reconnaître en Simon un symbole et dans la critique simonienne une réalité très contemporaine. » Cette «réalité » a pour premier caractère « l'idée de la déchéance de la théologie. » Sur ses ruines s'établit la « critique pure ». « Elle est affranchie de tout a priori théologique, et elle est autonome. » Appliquée à la Bible et à la tradition ecclésiastique, elle y constate une « loi d'évolution », qui entraîne 1' « adaptation incessante de la religion aux formes d'esprit variées de ceux qui successivement s'y soumettent.» Dans ces perspectives, «la révélation, irréductible à la pensée, sera la catégorie de la charité. L'Eglise, par une conséquence toute logique, ne sera plus pour nous que l'éducatrice de la charité. » Ainsi « la critique simonienne... nous offre, en fin de compte, une philosophie de la religion. » Et cette philosophie autorise toutes les alarmes du croyant ^. «Après avoir supprimé l'Écriture et la tradition, le dogme et la révélation, ne nous laissera-t-elle plus d'acte de foi à faire qu'à l'inconnaissable spencérien? »

Au total, si le danger n'était pas vain de voir abriter sous le nom de critique la perversion totale de la foi, on doit noter aussi qu'il y eut dès lors quelques esprits assez clairvoyants pour apercevoir le mal, assez courageux pour le dénoncer 3.

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