Bulletin de litt. eccL, novembre 1900, p
2. En rééditant plus tard (Questions d'enseignement supérieur ecclésiastique, Paris, 1907, p. 283-305) cette étude qu'on a pu appeler « vraiment divinatoire » (Ami du clergé, 4 avril 1907), son auteur pouvait à bon droit se rendre le témoignage d'avoir signalé, dans cette apologie de R. Simon, une première anticipation du «. fidéisme évolutioniste » tel qu'il allait bientôt se découvrir. Dans l'intervalle, H. Margival était discrètement sorti de l'Eglise.
Voir encore le discours du 14 novembre 1900, dans Bulletin de litt. ceci., 1901, p. 332. En même temps, M. Maisonneuve y prenait position contre le fidéisme (1901, p. 209-224 ; 1902, p. 19-30, 69-77) et M. Michelet (1902, p. 101-119) contre la «philosophie nouvelle » de M. Le Roy.
3. « De toute notre âme, écrivait naguère le P. Lagrange, nous voulions le progrès sans rupture. D'autres la rendaient inévitable, tout en aSectant de n'en pas vouloir. Ce fut l'équivoque qui rendit la situation si confuse... Etait-il noble, était-il charitable ou seulement conforme à la justice de rassurer les catholiques à notre endroit, en dénonçant hautement ceux qu'on regardait comme l'aile
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L'intérêt historique de cette époque de transition est précisément qu'on y voit se fotmer, à égale distance de tous les extrêmes, « alors que beaucoup de théologiens étaient encore inconscients du péril, que d'autres, éperdus, semaient la panique autour d'eux et voyaient partout des traîtres -"^ », une école moyenne de critiques qui voudraient et sauraient rester des croyants ^.
En dépit de ces menaces, qui préoccupaient les initiés, l'atmosphèregénérale gardait d'ailleurs toutes les apparences du calme plat.
Si elle enflammait la passion de quelques polémistes, l'encyclique de Léon XIII était, dans l'ensemble, un agent de lumière et de paix. Les Annales en publièrent la partie philosophique et déclarèrent y « adhérer pleinement ^ ». A la Reçue du clergé français, la lettre fut reproduite in extenso, avec promesse d'un commentaire destiné à « faire ressortir comment le pape est à la fois conservateur et progressiste, traditionnel et moderne^ ». Ainsi le document pontifical devenait un thème à considérations apologétiques.
gauche de la même armée ? C'eût été prudent ; cette besogne nous répugnait et nous reculions l'échéance désormais inéluctable. Car il devenait décidément impossible de garder le silence. Je le rompais de mon côté... Dès l'année 1900, Mgr. Batifïol avait signalé le péril dans toute son étendue. » La vie intellectuelle, 1929, t. n, p. 414 et 416.
1. J. Lebreton, Recherches de science religieuse, 1927, t. xvu, p. 387.
2. (( Il tendà se créer, entre le higher criiicism et son contraire, une zone de science vraie, oij les esprits qui ont de la méthode, des connaissances et de la loyauté se trouveront en lieu sûr et en bonne compagnie. » P. Batifïol, introduction aux Mélanges posthumes de J. Thomas (Paris, 1899), reproduite dans Questions d'enseignement supérieur ecclésiastique, p. 278.
3. T. xu, p. 121-123. Plus tard seulement (t. xlv, p. 78-79), une not& malheureuse y fut insérée par Ch. Denis, qui présentait le document comme l'œuvre du cardinal Mazella, sous prétexte qu'à ce momentlà le pape était « gravement malade » à la suite d'une a opération chirurgicale », et mettait cette « lettre de Mazella... en contradiction avecl'esprit large et paternel de Léon XIIL » Expédient de la plus médiocreinspiration polémique pour avouer qu'on s'y sentait atteint sans vouloir en convenir.