‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 119 sur 451 · A. Houtin, p · texte numérisé non relu

A. Houtin, p

2. C'est pourquoi l'auteur [ibid., p. 223) revendique pour son héros l'iioimeur d'avoir précédé Aug. Sabatîer dans les, voies du « symbolofidéisme ». De même A. Gibson, Plato ànd Darwin, intrqd., p. 7-8.

De cette évolution secrète les signes ne laissaient pourtant pas, depuis assez longtemps, que de transparaître au dehors.

Le dialogue Platon et Darwin est déjà sliggestif à cet égard. Darwin y reproche aux croyants modernes de « prendre à la lettre les métaphores et les paraboles de nos livres sacrés ^. » Platon y professe qu' « aux philosophes et aux savants comme aux esclaves et aux gens du peuple Jes mythes, les allégories ' sont nécessaires », que Dieu « c'est le parfait, l'infini, revêtu de l'image de la personnalité humaine », que d'ailleurs « il n'y a pas de formules définitives, pas plus qu'il n'y a de symboles définitifs ^. » Et l'auteur de prolonger pour son compte les méditations agnostiques des augustes interlocuteurs. Juste à ce moment, il entend chanter cette strophe du Lauda Sion :

Sub diversis speciebus Signis tantum et non rébus Latent res eximiœ.

« Je tressaillis, conclut-il,^. C'était la complète expression de ma pensée la plus intime : des apparences, des signes, des symboles qui voilent la mystérieuse réalité, mais cependant nous y adaptent, nous en pénètrent, nous en font vivre, n'est-ce pas un des éléments essentiels de toute foi et de toute philosophie ? » .Mais, soit à cause de sa discrétion, soit en raison de sa forme littéraire, ni le dialogue ni son épilogue ne semblent, à l'époque, avoir suscité, du moins en public, la moindre appréhension*.

Ce symbolisme s'accentuait dans son livre sur Richard. Wagner, au sujet duquel l'auteur écrivait à un intime : « Le paragraphe Parsifal ^ contient (sans en avoir l'air) tout un exposé du christianisme à l'égard des gens qui savent

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