‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 127 sur 451 · Annales, juillet 1901, t. xuv, p · texte numérisé non relu

Annales, juillet 1901, t. xuv, p

2. En Angleterre également, W. Gibson notait sans étonnement que le dialogue Platon et Darwin aboutit au symbolisme dogmatique et se lélicitait, au lieu d'en concevoir de l'inquiétude, cpie l'auteur fût par la en plein accord avec Aug. Sabatier. Plato and Darwin, introd., p. 11-12.

qu'après tout il n'y en avait point d'autre pour nous et pour ceux qui nous entouraient ^.

Le moins qu'on puisse (lire, c'est que ces lignes ijosent un problème de psychologie à ceux qui voudront en accorder l'apparent scepticisme avec le loyalisme ecclésiastique toujours professé par le savant historien. Mais, outre que cette attitude de toute une vie est aussi un témoignage, on doit retenir à sa décharge qu'il se ravisait plus tard, sous le coup de la crise aiguë, et dénonçait « une contradiction radicale » entre les convictions de son malheureux ami et « le christianisme le plus atténué», l'exhortant à détourner ses réflexions « de l'éther subtil où elles perdent le souffle pour les diriger vers les réalités religieuses ^. » Ce qui permet d'admettre que ses déclarations symbolistes n'avaient sans doute que la portée d'une impression passagère, d'une boutade peut-être, et que le document qu'on oppose à sa mémoire pourrait bien, lui aussi, et plus exactement que celui de G. Tyrrell, s'appeler a much abused letter.

En dehors de ce groupe fermé, quelle put être l'importance de ce premier essai de modernisme? « On n'écrira pas l'histoire de la pensée en France dans les premières années du XX® siècle, affirmait M. Sal. Reinach, sans tenir compte de la personnalité et de l'influence de Marcel Hébert^. » En réalité, malgré son incontestable talent, le personnage n'eut jamais l'envergure d'un docteur et son action intellectuelle, qui fut des plus restreintes pendant la période catho-

1. A. Houtin, p. 113-115. Fr. von Hûgel, au contraire, n'avait pu lire les Souvenirs d'Assise sans de notables réserves, qui lui permettaient de comprendre « une partie de la désapprobation du cardinal Richard. » Lettre à M. Hébert, en date du 17 juillet 1901, dans Selecied letiers, p. 101. - . -

2. Lettre du 27 juillet 1901, dans A. Houtin, p. 128-131. Il faut noter également l'hommage, d'ailleurs passablement agressif, rendu par M. Loisy [Choses passées, p. 96) à l'abstention volontaire de son ancien maître et collègue en matière dogmatique. « Duchesne {ibid., p. 101) a toujours eu horreur de ce qu'on appelle modernisme : il a toujours professé que les dogmes de l'Église sont intangibles et immuables; il n'a jamais écrit une seule ligne pour les attaquer, ni pour les défendre, ni pour les atténuer, corriger ou modifier par voie d'interprétation. » . .

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