‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 128 sur 451 · Ref'ue archéologique, 1916, V^ série, t. in, p · texte numérisé non relu

Ref'ue archéologique, 1916, V^ série, t. in, p

lique de son. activité, devint nulle après son évasion ^.

« Il faut, comme il le faisait dire à Platon dans son célèbre dialogue ^, travailler pour le petit nombre, l' avant-garde de l'humanité : la masse rejoindratôt ou tard; semons l'idée à pleines mains : à son heure mûrira la moisson. » S'il y eut, au cours des années suivantes, une « moisson » moderniste, c'est, à n'en pas douter, qu'une équipe de cultivateurs plus énergiques était survenue daiis l'intervalle sur le champ des intelligences; mais ce premier semeur ne leur avait-il pas, jusqu'à un certain point, préparé le terrain ?

En tout cas, même isolé, l'essai de symbolisme tenté par M. Hébert reste la preuve du vide profond que la critique avait déjà produit dans quelques cerveaux, parmi ceux qui semblaient devoir être les dirigeants du renouveau scientifique en France, et des expédients plus désastreux encore auxquels on croyait pouvoir recourir en vue de le combler. De cet état d'esprit des symptômes autrement sérieux étaient à la veille d'éclater.

1. Lui-même s'en rendait compte et, dans une lettre du 3 août 1913, accusait « l'éteignoir » mis par ses contemporains sur « les petits lampions » qu'il avait allumés. « Ce qui est dit- n'en est pas moins dit, écrivait-il dans une autre circonstance, le 6 novembre 1906, et peut porter du fruit à son heure. » A. Houtin, p. 234-235.

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