Selected leiters, p
attitrés, qui, non contents d'interventions éphémères, allaient se faire un point d'honneur de soutenir lé choc de la bataille bientôt déchaînée autour de lui. Le souvenir de « Firmin » devait incliner la Reçue du cierge français à la bienveillance. Non qu'on n'y formulât parfois quelques questions ou réserves ^4 mais, en général, un ensemble de petites notes convergentes tendait à développer la confiance en l'auteur, même après sa condamnation ^, et réservait la sévérité pour ses adversaires'^, hes Annales de philosophie chrétienne n'intervinrent que plus tard * par une recension laconique, où l'on concluait avec détachement : « Théologiens et historiens ont matière à discussion. » Mais, un peu auparavant ^, on y avait laissé dire en « tribune libre » que ce livre, « que des intrigants n'ont pu faire condamner par Léon XIII, est l'œuvre la plus magistrale qui soit sortie des mains d'un prêtre depuis longtemps. »
Du dehors, les organes de la science laïque faisaient chorus et les protestants eux-mêmes, insensibles aux coups dirigés contre eux, n'avaient pour l'ouvrage que des éloges illimités. M. Vernes déclarait se rallier à ses conclusions ® ; G. Monod devenait subitement lyrique pour cette « apologie du catholicisme, si noble, si intelligente et si solide que rien certainement, depuis Newmen,- n'a été publié qui soit plus de nature à faire accepter le catholicisme par des esprits éclairés'. »
Cependant la réaction ne tardait pas à se produire chez les représentants de l'École. H. Gayraud donna le signal dans r Univers, du 1^' au 15 janvier 1903, mais non sans étendre ses inquiétudes à tous ceux qu'il appelait les « criticistes ».