‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 136 sur 451 · Berne critique, 4 mai 1903, t. lv, p · texte numérisé non relu

Berne critique, 4 mai 1903, t. lv, p

7. Revue historique, mars-avril 1903, t. lxxxi, p. 342-346. Ces deux témoignages sont reproduits dans Revue du clergé fr., t. xxxv, p. 330- 331. Il n'est pas jusqu'à de grands journaux politiques, tels que l'Éclair (18 janvier 1903), le Figaro (26 janvier), le XIX^ siècle (27 janvier et 10 février), qui ne vissent dans l'affaire Loisy un fait divers propre à intéresser "leur public.

(c l'évangile et l'église » , 169

D'autres emboîtèrent énergiquement le pas ^. Un néologisme opportun fut même créé pour les besoins de la polémique et l'on se mit, un peu partout, à dénoncer le « loîsysme » ^. Violences de langage qui dissimulaient la plus complète ignoratio elenchi.

Entre la carence des uns et les exagérations des autres, il y avait place pour un juste milieu : celui des théologiens assez qualifiés pour parler au nom de la science, assez clairvoyants pour apercevoir l'œuvre de subtile perversion doctrinale que L'Évangile et V Église poursuivait sous couleur de critique, et capables à ce double titre de faire entendre à l'opinion l'avertissement devenu nécessaire. Pour, l'honneur du sens catholique, deux interventions de la plus haute importance se produisirent simultanément dès la première heure.

Aux Études^, avec beaucoup de ménagements pour l'auteur, L. de Grandmaison ne cachait pas les alarmes que lui causaient les tendances de sa- philosophie hégéUenne et. le radicaUsme de ses méthodes critiques. De Toulouse, Mgr Batiffol débridait la plaie d'une main plus ferme et, tout en se défendant de juger les intentions de M. L.oisy, marquait en traits précis, ayec le caractère systématique de sa reconstruction de l'Ëvangile sur les bases d'une simple apocalypse, le « relativisme intégral », le symbolisme et « l'agnosticisme spencérien » qui étaient le terme, sinon le principe, de sa « philosophie de la religion » *. Graves paroles que justifiait amplement la gravité du péril. EUes fournirent à l'Églisfe de France la preuve que tous ses défenseurs

1. Ainsi le P. Pègues, dans Revue thomiste, mars-avril 1903, t. xi, p. 70-88, et J, Fontaine, dans la Science catholique de juin à décembre 1903.

2. Aux articles de journal ou de revue s'ajoutèrent bientôt les brochures de circonstance. Trois au moins virent le jour dans les débuts de 1903 : P. Bouvier, L'exégèse de M. Loisy ; les doctrines. Us procédés; G. Oger, Évangile et Évolution; Hilaire de Barenton, Exégèse nouveUe.

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