‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 139 sur 451 · AUTOUR D'UN PETIT LIVRE · texte numérisé non relu

AUTOUR D'UN PETIT LIVRE

Une quinzaine de jours après que le cardinal Richard eut condamné L' Évangile et l'Eglise, la Semaine religieuse de Paris (7 février 1903) publiait cette note officielle : « L'auteur a écrit à Son Éminence une lettre dans laquelle il déclare avoir arrêté la deuxième édition de cet ouvrage qui était sur le point de paraître, s'inclinant devant le jugement rendu et réprouvant les erreurs qu'on a pu déduire de son livre. »

Cette démarche et ces paroles furent interprétées comme un geste de soumission. En réalité, l'auteur avait écrit, le 2 février :

Il va de soi que je condamne et réprouve toutes les erreurs que l'on a pu déduire de mon livre, en se plaçant, pour l'interpréter, à un point de vue tout différent de celui où j'avais dû me mettre et m'étais mis pour le composer ^.

« Livre d'histoire, précisait-il, dans une lettre du 5 février ^, où l'on veut chercher des erreurs de théologie. »- C'est dire qu'il n'entendait rien désavouer au fond. On n'allait pas tarder à s'en apercevoir.

Indulgent et charitable jusqu'en ses plus sévères critiques, le P. Lagrange écrivait, après le premier «petit livre »^ :

1. Autour d'un petit liwre, p. vii. Le communiqué de la Curie parisienne y est reproduit plus bas, p. 263.

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