Ibid., p
Après ses années de probation et d'études, G. Tyrrell fut d^ abord employé dans les œuvres paroissiales (1893-1894), puis chargé d'enseigner la naorale au grand collège de „ Stonyhurst (1894-1896). Son admiration pour Newman ne l'empêchait pas alors d'être un ardent adepte du thomisme, au point que la ferveur excessive de ses convictions scolastiques lui fit bientôt retirer sa chaire ■'■.
Voué dès lors au ministère de la prédication et de la direction, il ne tarda pas à connaître le succès par sa manière forte et neuve de. présenter la vérité chrétienne. Un premier petit volume de notes et méditations : Nova et fêtera en sortit au commencement de 1897 ^. Il fut bientôt suivi de deux volumes semblables : Hard sayings (1898) et On external religion (1899). Mais OU and veine fut arrêté par la Curie de Westminster et ne put être imprimé qu'à titre confidentiel (1900)3.
Entre temps, l'auteur avait publié quelques articles littéraires dans la revue des jésuites anglais, le Month (1885- 1889). Sa collaboration y devint réguHère à partir de 1896 et porta sur les sujets les plus divers de l'actualité religieuse. Il s'y révéla « le plus remarquable essayist des revues catholiques de langue anglaise ^. » Les principaux de ses articles formèrent bientôt deux volumes ^, qui atteignaient une troisième édition en 1904. Dominées par une même intention apologétique, ces diverses pubhcations tendaient à montrer que la foi catholique s'accorde avec les justes exigences de la pensée moderne. Tout semblait promettre à l'Eglise d'Angleterre une recrue digne de prendre rang à côté de ses plus illustres convertis. "
Mais, chemin faisant, une transformation profonde s'était lentement accomplie dans la pensée de G. Tyrrell. La médi-