‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 165 sur 451 · G. Tyrrell's letiers, p · texte numérisé non relu

G. Tyrrell's letiers, p

3. Revue d'hist. et de litt. rel., 1910, nouv. sér., t. r, p. 584-586.

M. Loisy qui a lui-même parlé de a rénorm.e équivoque » qui pesa sur sa situation personnelle, depuis le jour où il crut pouvoir tenir son rang dans l'Église sans en admettre les doctrines \ Le mot ne convient pas moins à d'autres : il jette sur le berceau du mouvement la note de moralité qui devait rester la sienne, savoir

la tactique des formules anciennes conservées avec un sens différent, des professions de foi maintenues sous le bénéfice de corrections doctrinales sous-entendues, la volonté arrêtée de rester où l'on était, grâce à des équivoques, pour faire bénéficier les idées nouvelles du prestige que conférait une chaire, un habit, Tuie réputation d'orthodoxie ^.

Ce système de restrictions mentales ^ n'était-il pas l'inévitable rançon d'une entreprise qui consistait à rester dans les cadres ecclésiastiques, tout en les jugeant périmés, pour mieux travailler à les assouplir? Tout le respect dû aux intentions et aux personnes ne saurait aller jusqu'à couvrir des actes et des attitudes, dont la seule excuse est d'amplifier la liste déjà longue des compromis inspirés par le vieux sophisme : « La fin justifie les moyens ». "G. Tyrrell n'admettait-il pas^ qu' « un mensonge ait pu être parfois protecteur de la vérité ? » Règle dangereuse, dont on aime croire que l'auteur n'a pas prétendu s'octroyer à lui-même le bénéfice.

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